Les Vies de Loulou (Las edades de Lulu) 1990 Bigas Luna
Lulu, pour sa première fois, couche avec un espingouin qui lui rase la vulve (quel con), elle se marie avec lui, ils s’amusent bien, expérimentent, tellement d’ailleurs que Lulu finit par niquer avec son propre frère, à son insu, obéissant à un fantasme de son mari (mais quel con). Elle le quitte mais il lui manque, elle s’oublie dans des pratiques destructrices, avant de retomber dans ses bras. Sans doute que le film a dû choquer le bourgeois et plaire à la jeunesse espagnole d’alors, bon. Mais aujourd’hui ça ne passe plus du tout, on a juste un catalogue de vignettes illustrant quelques fantasmes du mâle de base, assez mal mis en scène qui plus est. Sans être un gros fan d’Almodovar, je lui reconnais un sens plastique et une distance qui rendent ses films intéressants, qui manquent totalement à Bigas Luna. Mais le pire étant finalement la sexualité de Lulu, faussement libérée, totalement soumise aux hommes. Voilà, un bien mauvais portrait de femme, vu par un mec qui y projette ses fantasmes pornos standardisés. Ça donne envie de se faire un Hong Sang-soo. (vu en 2021)
























