
Une bande de jeunes loue une cabane chez un fermier pour tourner un film X (on est dans les 80’s). House of the Devil était un film de 2009 qui s’efforçait d’être un film des années 80, sans clin d'œil, sans cynisme et sans justification, et si ce n’était pas le film du siècle, on y passait un moment pas désagréable. X retente le coup, mais cette fois justifie sa raison d’être de différentes manières, film dans le film (du calme, c’est pas La Nuit Américaine), pseudo discours féministe (je tourne dans un porno si je veux, merde), la final girl n’est pas celle qu’on croit (c’est la plus délurée qui s’en tire), les bouseux ont une raison innatendue et grotesque de trépaner les jeunes merdeux (la vieille à une libido que son mari ne peut plus satisfaire, forcément au bout d’un moment on pète un cable…). Autant de mauvaises raisons de décalquer, encore, Massacre à la Tronçonneuse (puisque les références à son illustre ancêtre sont clairement affichées, Le Crocodile de la Mort en guest). Le film ne peut être que méta, et si de bons cinéastes peuvent se le permettre, c’est parce qu’ils ont quelque chose à dire. Mis à part le fait que le film est complètement inutile, ce qui est une assez bonne raison de ne pas le voir, il y a un autre problème : le genre duquel il s’inspire est malaisant mais jamais gore, or X est tout le contraire. Enfin, malgré ses pauvres tentatives de renouvellement, qui sonnent comme un aveux, celui de n’avoir rien à dire, X est au final si conventionnel qu’il agace autant qu’il ennuie. Ni marrant ni terrifiant et complètement idiot, même s’il reste un peu de la sincérité qu’on trouvait dans House of… (vu en 2022)