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La Diablesse aux 1000 Visages

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29 décembre 2021

Minuit dans le jardin du bien et du mal (Midnight in the Garden of Good and Evil) 1997 Clint Eastwood

minuit dans le jardin du bien et du mal

Un journaliste couvre une soirée mondaine dans le milieu homo d’une ville du sud des États Unis. Son hôte est accusé du meurtre d’un jeune prostitué. Clint va là où on ne l’attend pas, il surprend avec cette histoire ou le suspens compte moins que l’atmosphère de cette petite ville et plus spécifiquement celle de ce milieu un peu pourri, décadent et libertaire. (vu en 2021)

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29 décembre 2021

Candyman 1992 Bernard Rose

candyman

Helen et sa cops écrivent une thèse sur les légendes urbaines, ces histoires de monstres qui naissent de faits criminels. Elle entend parler du Candyman (l’homme aux bonbons ?...), un esclave affranchi qu’on a torturé à mort pour avoir séduit une blanche, qui trucide à coup de crochet, qu’il a en guise de main droite, ceux qui ont osé répéter son nom cinq fois devant un miroir. Un film qui tente de créer un nouveau croquemitaine, pourquoi pas. Derrière l’idée de départ, sympa, le déroulement n’est guère intéressant. Il n’y a aucun humour, aucune distance, c’est pas Freddy, et si le film reste pas mal aujourd’hui, c’est grâce à Virginia Madsen, belle, touchante et crédible, c’était une bonne idée de raconter son couple qui part à vau l’eau à mesure que l’histoire progresse. Un film qu’on aurait aimé meilleur. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Sur la route de Madison (The Bridges of Madison County) 1995 Clint Eastwood

sur la route de madison

Je reconnais le bel ouvrage, mais j’avoue que  je n’ai pas pleuré, et même, je n’ai pas été remué, c’est peut-être l’âge, va savoir. J’aime la première partie, quand les deux font connaissance, on sent la Meryl bouillir, proche de l’explosion. Quand l’affaire est entendue, c’est un peu longuet non ? Puis la séparation, les larmes de la Meryl, le Clint sous la pluie, pas mal. C’est d’un sentimentalisme classique et assumé, avec des choix intelligents, bref c’est bien, je ne suis juste pas très client de ce romantisme par trop classique à mon goût, ma préférence va pour celui d’un Wong Kar Wai, d’un Carax. La partie dans le présent n’est par contre pas au niveau. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : la lame (Zatôichi abare tako) 1964 Kazuo Ikehiro

zato 7 la lame

Où il est question d’un parrain qui veut s’approprier un gué pour multiplier par trois le droit de passage, et d’un autre qui en est le bienveillant propriétaire. On note que l’humour amorcé lors de l’épisode précédent est plus développé dans celui-ci, et ce n’est ma foi pas forcément une bonne nouvelle. Et voilà que la lassitude gagne avec toujours ces histoires de clans rivaux, d’autant qu’il y a eu mieux question script. Reste quelques scènes inventives, notamment un beau final dans une ruelle vue « d’en haut » du plus bel effet. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Walkyrie (Valkyrie) 2008 Bryan Singer

walkyrie 2

Un officier allemand, pendant la deuxième donc, en rejoint d’autres qui projettent de tuer Hitler parce que quand même il abuse. Que dire ? C’est bien exécuté, Tom Cruise y est excellent, c’est aussi très Hollywoodien, lisse et très manichéen et pas tellement soucieux de véracité historique, pourtant ça aurait rendu la chose plus intéressante, mais il ne faut pas trop en demander j’imagine. (vu en 2021)

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29 décembre 2021

La Discrète 1990 Christian Vincent

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Un amant éconduit entreprend de se venger des femmes en séduisant la première venue avant de l’envoyer promener. La malheureuse élue semble de prime abord naïve mais elle cache son jeu et… on se doute bien de ce qu’il adviendra, et effectivement. Une petite histoire Rohmerienne en somme, à laquelle il aurait insufflé charme, amertume et morale maison. Ça manque un peu de surprise, de cruauté, de griserie. C’est un peu trop confortable à vrai dire (les deux mecs qui se font la conversation enfoncé dans leur fauteuil, verre à la main, bof), de même Luchini, trop à l’aise dans son numéro habituel. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : Mort ou vif (Zatōichi senryō-kubi) 1964 Kazuo Ikehiro

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Il est question cette fois-ci de paysans spoliés par un intendant véreux allié à des yakuzas, à un groupe de bandits genre Robin des Bois, et à un homme qu’Ichi tua jadis sans le vouloir, sur la tombe duquel il vient se recueillir, sous les yeux d’abord suspicieux de la sœur du gars. On vole le coffre renfermant les impôts des paysans, on accuse Ichi, on soupçonne les Robin des Bois, etc., jusqu’à ce que l’aveugle remette les choses à leur place. Les combats sont toujours vifs et brefs, et il y a, c’est nouveau, un brin d’humour et de polissonnerie. La mise en scène tend par moment vers une certaine stylisation, la photo est impecc’, donnant notamment de très beaux plans nocturnes. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : voyage sans repos (Zatôichi kenka-tabi) 1963 Kimiyoshi Yasuda

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Ichi se fait payer pour être escorté jusque chez un boss, sans engagement (tu parles). Son escorte se fait tuer en route, Ichi sabre les méchants sous l’oeil de la femme de l’un d’eux. Plus tard il tombe sur un mec agonisant le suppliant d’escorter sa fille jusqu’à Edo (ça doit être une pratique courante à l'époque…). Celle-ci est poursuivie, prime à l’appui, pour avoir planté son épingle à cheveux dans la gueule d’un seigneur trop entreprenant. La femme du début, rancunière et surtout opportuniste, la jeune fille et ses poursuivants, le clan en guerre contre un autre (ils font quoi à part ça ?), tout ça se mêle jusqu’à un final ou Ichi liquide tout le monde, enfin tous les mecs. Il en pince pour la jeune fille mais ça reste platonique comme d’habitude, pauvre Ichi. Un bon épisode, qui s’il ne se détache pas (ça commence à se répéter einh), se tient très bien. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Loi de Téhéran (Metri Shesh Va Nim) 2019 Saeed Roustayi

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À Téhéran, un inspecteur traque un trafiquant de drogue. Voilà qui change du cinéma iranien de festival qui nous arrive jusque-là, le réalisateur a intégré tout ce que le cinéma couillu a produit à Hollywood ou à Hong Kong. Ravage du crack, corruption, course au fric, critique sociale, etc. Il y a d’abord une chasse à l’homme haletante, puis à mis parcours le point de vue bascule, le bad guy a une famille et il se décarcasse pour elle,  il est le produit de la société, qui est la véritable responsable de l’affaire. Rien de nouveau finalement mais très convaincant et efficace. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Conte d'été 1996 Eric Rohmer

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Gaspard se rend sur l'île Harbour pour y passer quelques jours de vacances avant la reprise. En vrai, il vient y rencontrer la blonde Léna, son amour inaccessible, qui doit arriver d’un jour à l’autre. Entretemps il fait la connaissance de Margot la serveuse, à qui il confie son désarroi amoureux lors de balades en bord de mer. Taquine, Margot lui présente la brune Solène, qui ne le laisse pas indifférent, alors que Léna débarque sur l'île. C’est chaud bouillant pour le Gaspard qui ne sait plus qui il veut ou plutôt qui il ne veut pas. Évidemment il repartira bredouille et tout con, sous les yeux de la charmante Margot, désolée par l’indécision de ce grand nigaud. Partagé entre la brune et la blonde, il n’a pas su voir l’évidence, que son bonheur était auprès de la serveuse qui attendait qu’il se décide. Charmante excursion en Bretagne de la part de Rohmer qui décidément sait filmer un homme et une femme qui marchent en conversant. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Au cœur de la nuit (Dead of Night) 1945 Charles Crichton

dead of night

Un architecte se rend dans une maison de campagne sur la demande de son propriétaire. Une fois arrivé, il a cette impression de déjà vu, de connaître tout le monde, de revivre un cauchemar récurrent. Tout le monde y va de sa petite expérience surnaturelle, ce qui donne les cinq sketchs du film, alors qu’un médecin fait le sceptique. Le premier sketch est bof, un accidenté de la route qui échappe à la mort, hormis un joli plan sur un vieux corbillard (à chevaux donc) vu du haut de la fenêtre du protagoniste, dégageant une étrangeté toute Buñuelienne. Le deuxième, une partie de cache-cache en costume où une jeune femme discute avec un enfant avant qu’on lui dise que c’est impossible puisqu’il est mort depuis longtemps, n'est pas mieux. Le troisième, où un miroir ne reflète pas ce qu’il devrait et vampirise son propriétaire, part d'une idée plutôt flippante et intéressante. Le quatrième raconte comment deux golfeurs qui aiment la même femme la joue au golf, le perdant se suicide et revient emmerder l’autre, plus navrant que marrant. Enfin le cinquième est l’histoire classique d’un ventriloque dominé par sa poupée, qui incarne sans doute son refoulé, classique mais ça marche pas mal, ça me rappelle ce film, Magic, qu’il faut que je regarde. Une curiosité dispensable dirais-je, forcément inégale, par le réalisateur d'Un Poisson Nommé Wanda. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : le fugitif (Zatôichi kyôjô-tabi) 1963 Tokuzu Tanaka

zato 4 le fugitif

L’introduction de l’épisode, qui semble devenu un gimmick amusant, montre Ichi participer à un tournoi de sumo et se débarrasser de cinq opposants. Sinon, sa tête est mise à prix (10 ryo au début, 300 à la fin), il tue un jeune yakuza intéressé par la prime, s’en excuse auprès de sa mère et noue avec elle une relation mère fils, se mêle d’un congrès de yakuza, donne un coup de main au jeune boss que tous les autres veulent voir disparaître, et lui permet de convoler avec la fille de l’aubergiste du coin. Mais surtout, il recroise le chemin d’Otane, qui a bien changé depuis le premier opus, puisqu’elle s’est offerte à un ronin (un substitut d’Ichi ?) et de son propre aveu mène une vie dissolue et peu respectable. Elle péri sous la lame de son amant, un salaud mais un sabreur assez fortiche et un adversaire digne du masseur aveugle, la fin du film montre Ichi se battre en duel avec lui, après qu’il ait trucidé à lui tout seul les différents clans qui lui cherchait des poux. Le bretteur révèle à Ichi, avant de rendre son dernier souffle, qu’il ne connaissait pas Otane, qu’il n’en avait qu’une image romantique. Sans doute. Encore un épisode de bon niveau. Plus que les intrigues, assez répétitives, c’est le portrait d’Ichi qui se dessine de film en film qui retient l’attention, on y revient. Ouais, et les combats, vifs, brefs, empreints du style peu ortodoxe de l’aveugle. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Beyond the infinite two minutes (Droste no hate de bokura) 2020 Junta Yamaguchi

beyond the infinites two minutes

Imaginons 2 moniteurs, l’un dans un resto au rez-de chaussé, l’autre dans une chambre à étage, permettant de communiquer façon vidéo conférence. Un mec découvre cependant qu’ils sont décalés de deux minutes : quand on regarde la chambre depuis le resto, on la voit telle que deux minutes dans le passé, et vice versa. Oui, on peut se voir soi-même si on speed dans l’escalier. Amusant ? Oui, et seulement amusant, façon film de potes fauchés, mal joué et  tourné avec un smartphone. Bon, comme dans toutes les histoires qui manipulent le temps, il est aisé d’en voir les paradoxes qui rendent la chose impossible, mais ce n’est pas le problème. Le problème, c’est qu'on aurait pu espérer quelque chose de plus fou, mais non, tant le film n’est rien de plus que son idée de départ. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : un nouveau voyage (Shin Zatôichi monogatari) 1963 Tokuzo Tanaka

zato 3 un nouveau voyage

Ichi retourne dans son village natal, il y est poursuivi par le frère d’un boss qu’il a trucidé auparavant (lequel ? Sait plus, faut dire que les candidats ne manquent pas). Il y revoit son ancien maître de sabre, qui complote avec une bande de vauriens en vue de kidnapper un fils à papa et d’en obtenir une rançon, et sa fille Yayoi. Ichi et Yayoi tombent amoureux et veulent se marier (c’est comme ça, on est expert en tout mais dès qu’il s’agit d’amour on est bien naïf), mais son père lui rigole au nez quand Ichi lui demande la main de sa fille. Le maître d’arme se révèle finalement aussi méprisable que tout le monde, dur. Premier épisode couleur, Ichi en a marre de devoir tuer où qu’il aille, il voit son chemin comme une pénitence qui n’est pas prête de prendre fin, vu que plus il tue, plus il a d’ennemis. Cet opus montre son côté tendre et sentimental, il aimerait se ranger, rêve d'une vie paisible auprès d’une jolie femme, comprend que ce n’est pas pour lui. J’enquille les épisodes, de bonne tenue jusqu’ici. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoïchi : le secret (Zoku Zatôichi monogatari) 1962 Kazuo Mori

zato 2 le secret

Zato comprend qu’un seigneur qu’il vient de masser est complètement gâteux, et que ses hommes en garde le secret. Du coup il faut tuer l’aveugle, ah ben ça va pas être facile. Il rencontre également son frère, estropié du bras lui, qui est aussi son ennemi depuis une histoire de femme (devait avoir un fétiche pour les handicapés), mais qu’il défendra face à la plèbe, c’est quand même la famille putain. Une suite à la hauteur du premier épisode, qui s’inscrit dans sa continuité. Il devient clair que quel que soit l’antagoniste qu’il rencontre, son vrai ennemi est le peuple qui le méprise. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : le masseur aveugle (Zatōichi monogatari) 1962 Kenji Misumi

zato 1 le masseur

Zatoichi est invité chez Boss Sukegoro, qui espère le mettre de son côté dans la guerre qui l’oppose à Boss Shigezo. Il rencontre Miki Hirate, un ronin atteint de tuberculose qui, lui, brette pour le clan adverse, et noue une relation d’amitié et de respect envers lui. Enfin il vient en aide à la belle Otane, dont le frère est un moins que rien. Excellent épisode d’introduction, c’est très intéressant de voir que l’adversaire « idéal » de Zatoichi lui est imposé par les circonstances, alors que ce sera un des très rares amis qu’il se fera le long de la série, amitié qui ne fera pas long feu vu qu’Hirate crache ses poumons. Quand Zato le tue, c’est quasiment un cadeau qu’il lui fait, Hirate préférant succomber sous le sabre de son nouvel ami que sous la maladie, Zato préférant lui faire cette faveur plutôt que de le voir devenir de la chair à mousquet. La mise en scène de Misumi est toujours élégante, la manière qu’il a de tourner autour de ses personnages, d’inclure leurs mouvements dans les lignes dessinées par leur environnement. Ça commence très bien. (vu en 2021)

29 décembre 2021

The Murderer (Hwanghae) 2010 Na Hong-Jin

murderer

Un coréen vit dans un espèce de ghetto en chine du nord, sa femme est partie travailler en Corée mais plus de nouvelles... En plus il joue… Bref c’est la mouise, alors quand un mec lui propose un paquet de blé pour qu’il parte lui-même en Corée buter quelqu’un (et ramener son doigt), il réfléchit un peu mais pas beaucoup. Ça va pas se passer comme prévu évidemment. Na Hong-jin est décidément très noir. Ici on se demande s’il ne se prend pas les pied dans son script à force de surenchérir, après deux tiers de métrage on quitte provisoirement le point de vue du tueur et on ne sait plus exactement où on en est. Mais après tout ce n’est pas dans le scénario que se trouve le point fort du gars mais bien dans la mise en scène, et il y a largement de quoi faire la fête, même si je préfère ses deux films d’après, je trouve qu’ici il abuse des plans trop court. Si t’as pas la forme il vaut mieux regarder un Rohmer ou faire un tour au parc. (vu en 2021)

 

29 décembre 2021

The Chaser (Chugyeokja) 2008 Na Hong-jin

chaser

Joong-ho, ex-flic reconverti en proxénète, est confronté à la disparition de quelques-unes de ses gagneuses. Young-min, lui, est le malade qui kidnappe ces nanas et les découpe en morceaux. Joong-ho le démasque assez tôt, encore faut-il le faire avouer, et le temps presse puisque la dernière disparue est, peut-être, encore vivante quelque part. Ah, et les flics veulent utiliser l’affaire pour faire oublier les mésaventures du maire, qui vient de se prendre litéralement un paquet de merde dans la tronche (on a les entartreurs qu’on mérite ?). Ce qui n’est pas commun, c’est que non seulement l’identité du tueur est révélée dès le début, mais qu’il est arrêté aussitôt. Après, c’est de nouveau quelques tours de montagnes russes entre tension et scènes d’action. C’est, parfois, un peu artificiel, cette façon de relancer l’intérêt, surtout sur la fin quand il faut bien conclure alors que tout a été dit, mais avouons que ça déménage grand style, pas de doute sur le savoir faire de Na Hong-jin. Pas compris ce qui est arrivé à la fillette, quand elle a suivi cette femme dans cette ruelle. (vu en 2021)

29 décembre 2021

le Profond desir des dieux (Kamigami no fukaki yokubô) 1968 Shohei Imamura

profond désir des dieux

Un ingénieur débarque sur une île où, on le découvrira, les mœurs ont encore un pied ou deux dans de vieilles traditions. Il s’amourache d’une fille simple d’esprit dont on ne sait pas trop dire qui, dans cette famille incestueuse, est le véritable père. C’est difficile de dire de quoi ça parle, bien sûr il y a la modernité, le capitalisme, le profit contre le monde où l’on prie encore des dieux séculaires. Comme dans d’autres films du maître, il y a beaucoup de monde, et beaucoup de points de vue, qui s'agitent en tous sens, pour l’argent ou pour la bagatelle. Imamura ne prend pas partie, il met tout le monde dans la même marmite et fait bouillir. Totalement dénué de suspens, mais pas de longueurs, toujours inattendu, on se demande où ça va, par quel bout le saisir, c’est semble- t- il finalement une espèce de plongée dans la folie, dans un environnement d’une cruelle beauté, qui trouve une issue tragique. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Bataille de la Montagne du Tigre (Zhi qu wei hu shan) 2014 Tsui Hark

bataille de la montagne du tigre

Ça va toujours aussi vite dans la narration, mais l’ensemble n’est pas difficile à suivre puisque ça se résume à l’armée de libération du peuple vs les bandits quelque part dans des montagnes enneigées (superbe rendu de la neige, me souviens pas d’avoir déjà vu ça), on peut donc s’abandonner au pur plaisir de la mise en scène de ce film d’action aventure, et du plaisir il y en a, Tsui Hark ne ménageant pas sa peine. Si certaines de ses œuvres expérimentaient et innovaient, il semble ici plus sur ses acquis et avoir trouvé son rythme de croisière, utilisant même certains effets éculés (le bullet time, ça va un moment), 3D oblige, néanmoins sans que ça gâche le plaisir. Notons qu’il y a même de gros progrès dans les CGI, qui sont loin d’être toujours top chez lui. Bref ça bouge dans tous les sens, c’est diablement jouissif, et je ne vois rien d’autre qui l'empêcherait d’être Le blockbuster de… 2014 (déjà ? Merde…) (vu en 2021)

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