La Fille Rosemarie (Das Mädchen Rosemarie) 1985 Rolf Thiele
L’Allemande Rosemarie possède la plastique et le tempérament apte à mettre à genoux n’importe quel mâle normalement constitué, elle n’a froid ni aux yeux ni aux jambes, elle couche et se fait entretenir, par les grands patrons de l’industrie allemande d’après-guerre. Malgré tout, elle doit se rendre à la réalité, on la tiendra toujours à l’écart de cette classe sociale aisée, ses origines prolo sans doute, en tout cas les épouses de ces messieurs ne se font pas vraiment de souci, même si elle connaisse son existence, même si elles s’emmerdent, même si elles savent que leur mari s’amusent plus avec Rosemarie qu’avec elles. Un jour, un homme d'affaires français lui suggère qu’elle pourrait obtenir plus en soustrayant à ses amants quelques infos quant à leur business. La Rosemarie veut empocher le gros lot et leur montrer qu’elle ne compte pas pour du beurre. Vraie surprise que ce film de 1958, un espèce de bonbon acidulé avec un fond amer à l’intérieur. Ça chante, c’est délicieusement amoral, léger comme tout, ironique comme il faut, mais l’intérieur est mordant. Dans l'Allemagne renaissante des années cinquante, on aime taquiner la madchen mais le fric est le seul dieu. Un film qui vieillit très bien, qui a gardé tout son peps et son intérêt. (vu en 2021)



















