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La Diablesse aux 1000 Visages

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31 décembre 2021

La Fille Rosemarie (Das Mädchen Rosemarie) 1985 Rolf Thiele

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L’Allemande Rosemarie possède la plastique et le tempérament apte à mettre à genoux n’importe quel mâle normalement constitué, elle n’a froid ni aux yeux ni aux jambes, elle couche et se fait entretenir, par les grands patrons de l’industrie allemande d’après-guerre. Malgré tout, elle doit se rendre à la réalité, on la tiendra toujours à l’écart de cette classe sociale aisée, ses origines prolo sans doute, en tout cas les épouses de ces messieurs ne se font pas vraiment de souci, même si elle connaisse son existence, même si elles s’emmerdent, même si elles savent que leur mari s’amusent plus avec Rosemarie qu’avec elles. Un jour, un homme d'affaires français lui suggère qu’elle pourrait obtenir plus en soustrayant à ses amants quelques infos quant à leur business. La Rosemarie veut empocher le gros lot et leur montrer qu’elle ne compte pas pour du beurre. Vraie surprise que ce film de 1958, un espèce de bonbon acidulé avec un fond amer à l’intérieur. Ça chante, c’est délicieusement amoral, léger comme tout, ironique comme il faut, mais l’intérieur est mordant. Dans l'Allemagne renaissante des années cinquante, on aime taquiner la madchen mais le fric est le seul dieu. Un film qui vieillit très bien, qui a gardé tout son peps et son intérêt. (vu en 2021)

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31 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : le maudit (Zatoichi sakate giri) 1965 Kazuo Mori

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En prison, Ichi rencontre un condamné qui lui demande de l’aide. Peu enclin à répondre favorablement à sa demande - ça sent les ennuis - il s’y trouve quand même mêlé, et effectivement il n’aurait pas dû. Il rencontre également un moine escroc sur les bords qui usurpe son identité. Dans les rails, assez bon pour se suivre tranquillement, pas assez pour se démarquer. L’idée d’un usurpateur est très intéressante et aurais pu donner un script original. (vu en 2021)

31 décembre 2021

Mourir peut attendre (No Time to Die) 2021 Cary Joji Fukunaga

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Pour la séquence avec Ana de Armas, sinon c’est un James Bond, mais l'est-il vraiment ? Il devient papa (!) et qu’il meurt pour protéger sa toute nouvelle famille (!!), plutôt surprenant et malvenu, comme si 007 était un humain comme les autres. (vu en 2021)

31 décembre 2021

The French dispatch 2021 Wes Anderson

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Une mise en image de reportages paru dans un journal français, pour le lectorat américain ; un prisonnier amoureux de sa geôlière et muse qui lui inspire des nus abstrait, un jeune activiste qui fraye avec une journaliste indé qui à l’âge de sa mère, un kidnapping sauvé par le cuisinier du chef de la police, plus quelques anecdotes. Je crois que tous les films récents de Wes Anderson se ressemblent,  mon sentiment quant à celui-ci est relativement le même que pour les précédents. Ça ressemble à des maquettes, c’est très joli, mignon, amusant, malgré tout on s’y emmerde très vite tant les petites histoires qui y prennent place sont anecdotiques, elles sont justement commes le visuel, jolies, mignonnes, et c’est tout. Il y a bien sûr des thèmes récurrents de films en films, c’est donc un auteur, argumentent les défenseurs du cinéaste , et alors ? serais-je tenté de répondre. Tout ça donne l’impression d’un film d’animation où tout est raide, la faute à ces cadrages frontaux et symétriques, à ces travellings toujours bien horizontaux ou perpendiculaires. C’est d’un soin maniaque et obsessionnel, et rarement un film donne à ce point le sentiment qu’il est construit contre la réalité, comme pour protester contre celle-ci, ce qui ne serait pas un problème s’il n’était pas aussi stérile, dévitalisé. Ça flatte l’œil, certes, mais il est impossible d’imaginer que le corps de Frances McDormand ait une quelconque odeur, ou que Timothée Chalamet ressente une quelconque émotion. Et nous non plus. Un film doudou. (vu en 2021)

30 décembre 2021

Pleasure 2021 Ninja Thyberg

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La suédoise Bella atterrit à LA, bien décidé à devenir star de film porno. Voilà le type de film qui m’énerve, car qu’est-ce que ça dit ? Que l’industrie du porno c’est moche, que les filles y subissent des traitements limite, ce qui est sûrement le cas, mais ceux qui regarderont le film le savent bien, donc zéro intérêt. Et comment s’y prend-elle ? En filmant ses acteurs et actrices de la même manière que l’industrie qu’elle dénonce, sans aucune distance, ni celle de la tristesse, du sordide, de l’humour, faisant comme si elle ne voulait rien nous épargner, mais bien forcée de s’autocensurer quand même. Il aurait été plus pertinent de montrer qu’il y a des gens derrière ce business, mais la réalisatrice échoue complètement sur ce point, qui ne semble pas l’intéresser plus que ça. C’est le problème, il n’y a pas de point de vue, pas de personnalité, aucun angle d’attaque. Ni pertinent, ni subversif, ni marrant, sans talent, sans regard. (vu en 2021)

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30 décembre 2021

Last night in Soho 2021 Edgar Wright

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Eloise quitte sa campagne et débarque à Londres pour suivre une école de mode. Le soir, en s’endormant, elle revit le Londres des sixties et assiste à la descente aux enfers d’une aspirante chanteuse. Elle s’identifie à elle, le rêve contamine petit à petit la réalité. Faut reconnaître à Edgar Wright une certaine maestria - quand Eloise suit Sandie par miroir interposé, ou lorsqu'elles échangent leur place lors d'une scène de danse - et plus généralement une maîtrise du rythme tenue jusqu’à la fin. Le film est très beau et regorge d’idées et de détails. C’est moins intéressant quand Wright met en scène les fantômes des clients de Sandie, on dirait qu’il lui faut à tout prix tirer son film vers le surnaturel alors qu’il était très bien sans, et l’explication du mystère n’est guère intéressante. Malgré ça on adhère à la virtuosité de l’ensemble, car c’est finalement ça Edgar Wright, il ne parle que des films et de la culture qu’il admire, ça ne lui réussit pas toujours mais ce coup ci ça fonctionne plutôt bien. Ici on pense notamment à Perfect Blue. Dernière apparition touchante de Diana Rigg dans un personnage aux antipodes d’Emma Peel, la femme sous le strass, le thème du film. (vu en 2021)

30 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : la revanche (Zatôichi nidan-kiri) 1965 Akira Inoue

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Ichi, always on the road, fait un saut dans un village pour saluer son maître de massage. Sauf qu’il est mort, et que sa fille est prisonnière dans un bordel, dans cette ville dont les notables sont corrompus jusqu’à l’os (rien de nouveau de ce côté). On devine la suite. Sympa cet épisode se déroulant en partie dans une maison close, qui se suit avec plaisir même si la trame n’apporte rien de bien neuf, l’intérêt étant dans les détails, la façon dont Ichi descend un escalier en empêchant tout le monde de monter quitte à les passer par dessus la rambarde, ou quand il prend le temps de recouvrir d’un kimono le corps de son ennemi alors que les sabres louvoient autour de lui. Il y a un lanceur de dés (décidément, en ce moment…) assez intéressant, qui essaie de faire son chemin entre ses employeurs et sa conscience, nouvellement éveillée par l’aveugle. (vu en 2021)

30 décembre 2021

Cat girls gamblers (Toba no mesu neko) 1965 Haruyasu Noguchi

cat gambler

Le père de Yukiko fabriquait des dés pipés, avant de se faire tuer. Sa fille s'entraîne pour devenir lanceuse de dés, un métier de mec dans un monde de mec, pour débusquer l'assassin de son père. Elle trouve un allié et un mentor, et plus si entente, en la personne de Ito, un lanceur aguerri. C’est très loin d’être exceptionnel mais on éprouve un plaisir exotique à fréquenter ce micro monde, celui du jeu de dés donc, apanage des yakuzas, Zatoichi nous ayant introduit à la chose. La technique de la jambe dévoilée que pratique la chtite Yukiko à de l’allure. (vu en 2021)

30 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : la lettre (Zatoichi sekisho yaburi) 1964 Kimiyoshi Yasuda

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Un fugitif prie Ichi de remettre une lettre à sa sœur, une autre jeune fille est à la recherche de son père, deux gamins qui donnent un coup de main à notre aveugle, un ivrogne à qui il aurait mieux valu ne pas faire confiance, deux comiques façon manzai, et l’incontournable autorité corrompue et pourrie jusqu’à l’os, aidée bien sûr par des ronins pas très fréquentables. Fatalement, la série à ses épisodes plus faibles, en voici sans doute un, qui ne se démarque en rien, ni par son script ni par son style, même si l’on ne s'ennuie pas vraiment. Zato vient en aide aux demoiselles, fait payer cher les méchants et supporte stoïquement la plèbe, comme d’habitude quoi, avant de s’en aller admirer le lever du soleil du nouvel an sur le mont je ne sais plus quoi. (vu en 2021)

30 décembre 2021

Le Loup de wall street (The Wolf of Wall Street) 2013 Martin Scorsese

loup de wall street

C’est cohérent, c’est la mise en scène de la vulgarité, et le film l’est, vulgaire. Bon, il me semble que la vulgarité ne m’effraie pas, mais j’ai un petit problème avec ce film, qui est par moment assez lourd. Bien sûr on y trouve son lot de scènes qui montrent que le Marty à la forme, mais leur accumulation est limite indigeste, le flux qui fonctionne si bien sur Goodfellas par exemple finit ici par être pénible. Jordan Belfort qui pête sa ferrari, qui fait son énième discours devant ses troupes, ça finit par fatiguer. La scène du bateau dans la tempête ou celle du jambon, bourrines, finissent de m’achever. Et tout n’est pas formidable, voir Dujardin et les scènes à Genève, pas terrible. Tout ça est comme un repas qui commence plutôt bien, les plats s’enchaînent comme dans un restaurant à Pékin, on ne s’emmerde jamais, mais aux deux tiers on commence à caler, on n’en peut plus, on aimerait une pause, que le rythme se calme, un décrochage, mais on ne l’aura pas. Pas dans mes Scorsese favoris, loin de là, même si, je le redis, il y a du bon. Mais c’est le film qui m’ouvre les yeux sur le fait que le Marty est faillible, qu’il a pu réaliser des films fantastiques mais qu’il peut aussi être, et c’est pas rare, dans une écrasante surenchère, et que la limite entre les deux est ténue. Sur la vulgarité, Scarface fait bien mieux. (vu en 2021)

30 décembre 2021

Asako I&II (Netemo sametemo) 2018 Ryusuke Hamaguchi

S asako

Asako, encore adolescente, découvre le big amour avec Baku, coup de foudre, amour inconditionnel, fusionnel, et tout ça, n’empêche qu’il est spécial le Baku, il aime s’éclipser, une nuit ou quelques années, mais il jure qu’il reviendra, toujours. N’empêche, après trois ans, elle se pose des questions, l’Asako, elle part pour Tokyo, rencontre Ryohei, un sosie de Baku et finit par vivre avec lui une relation plus tempérée, plus adulte quoi. Mais Baku revient, il avait promis non ?. Très satisfait de retrouver Ryusuke Hamaguchi, son observation très fine des relations amoureuses, son tempo à lui, il sait prendre son temps et accorder de la place aux persos secondaires. Il s’agit ici du premier amour qui risque bien de ruiner tout ce qui peut advenir après lui, faut-il lui rester fidèle, le laisser aller, Hamaguchi souffle à peine la réponse, il montre surtout le basculement à l'œuvre à ce moment-là. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Les Délices de Tokyo (An) 2015 Naomi Kawase

délices de tokyo

Sentaro confectionne et vend des espèces de pancakes fourrés aux haricots rouges, il fait ça sans trop y croire, pour rembourser ses dettes, voir pour se punir d’avoir tué quelqu’un accidentellement, un jour qu’il était un peu trop schlasse. Il engage une vielle femme, ex lépreuse mis au banc de la société, qui prépare la pâte de haricots comme personne, avec du cœur, tu vois. Vient s’ajouter au duo une jeune fugueuse. Un script qui nous donne envie de fuir à grande enjambées, donneur de leçons faciles et niaises, et c’est bien de ça qu’il s’agit, certes emballé d’une belle manière par Kawase, qui accorde beaucoup de place au vent et aux bruits de la nature en général. Une mauvaise recette, bien cuisinée. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Squid Game (Ojing-eo Geim) 2021

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La série de cet automne 2021 si l’on en croit la hype. Ça va être rapide : c’est chiant, en gros tout ce qui arrive entre deux jeux est interminable, c’est lourdingue, surjoué, surexpliqué, mal écrit, le pompon revient aux supers riches clients du jeu, ridicules (les occidentaux dans les films asiatiques, toujours un gros problème), un twist final moisi, tout ça pour dire que le capitalisme c’est le mal, OK… Même les épreuves sont plutôt déceptives. Tout ça fonctionne comme les jeux débiles à la TV : concepts simples pour que tout le monde comprenne, télé réalité, élimination des candidats, entrecoupés de pubs pénibles. C’est mauvais et tout le monde applaudit… C’est malin finalement… (vu en 2021)

29 décembre 2021

Madame Bovary 1991 Claude Chabrol

madame bovary

Madame Bovary par Chabrol, c’est un peu pépère, téléfilmesque et illustratif, on a bien du mal à retrouver ce qu’on aime d’habitude chez lui, malgré Huppert. D’habitude donc, on le sent grave, rigolard, saignant, tragique, inattendu quelquefois. Dans ses autres films, Jean Yanne aurait été détestable, ici il fait son numéro, toujours le même. J’échange volontiers ces deux heures vingt contre cinq minutes du boucher. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Femmes de la nuit (Yoru no onna tachi) 1948 Kenji Mizoguchi

femmes de la nuit

C’est la fin de la guerre. Fusako (Kinuyo Tanaka) attend le retour de son mari. Déjà qu’il ne reviendra pas, tout mort qu’il est, de plus elle perd son fils, emporté par la maladie. C’est pas la joie à Osaka mais on s’accroche. Plus tard, elle devient la secrétaire d’un grand patron et voit le moyen de devenir sa régulière. Mais sa sœur, qu’elle vient de retrouver et qui bosse comme danseuse, autant dire qu’elle sait y faire avec les hommes, la devance sans scrupule. Lasse, Fusako, qui s’est toujours efforcé d’être « quelqu’un de bien » mais à qui on a déjà suggéré de se prostituer, rejoint le trottoir, par dépit et par vengeance. Sa sœur la retrouve, bien changée, dans un hôpital où elle est soignée pour une MST, qu’elle se fait un devoir de transmettre à un maximum de mâles. La sœur fait mine de la rejoindre sur le trottoir, Fusako s’y oppose, les autres filles prennent parti, dans une belle séquence finale prenant place devant une église en ruine, qui m’a fait penser à La Barrière de Chair. C’est dur la vie dans le Japon d’après guerre, sutout si t’es une femme, encore plus si t’es veuve. Sans doute pas le plus marquant des Mizuguchi mais pourtant irréprochable. C’est ça quand on est doué et qu’on a quelque chose à dire. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Charlot l'émigrant (The Immigrant) 1917 Charlie Chaplin

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Chaplin était certainement un mec chiant, en plus de séduire des mineures, mais, ma foi, le cinéaste est assez génial. Son personnage est déjà parfaitement au point, petite chose, souffre douleur et charmeur qui emmerde ses harceleurs. La scène du resto est superbe, rythme, mouvements, c’est de la musique. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Kiss kiss bang bang 2005 Shane Black

kiss kiss

Un petit voleur new yorkais s’improvise acteur pour échapper à la police. A LA, il rencontre un détective qui l’embarque dans une enquête histoire de nourrir son personnage, et une amie d’enfance devenue actrice sans boulot. Suivent quelques cadavres et péripéties… C’est un film qui revendique un peu trop sa coolitude. Il y a de l’aisance dans l’écriture et la mise en scène, notamment une capacité à rechercher des situations typiques du cinéma noir et à les mener là où on ne les attend pas. L’histoire, pas compliquée, n’est pas si évidente à suivre, puisque la narration cherche à nous perdre constamment, ou alors j’étais fatigué. Tout ça fait que ça se regarde avec un certain plaisir, même si on trouve cette histoire somme toute assez conne, il lui manque quelque chose comme de la conviction. On ne peut s’empêcher de penser à Pulp Fiction, mais le film de Tarantino fonctionne, on y croit, tout y est vrai, alors qu’ici on a ce sentiment que rien n’arrive jamais vraiment. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Légende de Zatoichi : voyage meurtrier (Zatōichi kesshô-tabi) 1964 Kenji Misumi

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Dans cet episode, une femme dans un palanquin se fait tuer à la place d’ichi, ses meurtriers, des tueurs professionnels, pensaient que l’aveugle s’y trouvait encore alors qu’il avait cédé sa place à cette femme et son bébé. Il se fait le serment de ramener le bambin au père. En route il croise une pickpocket qui lui colle aux getas. Les tueurs toujours à leurs trousses, ils retrouvent le père qui n’est qu’un fils de pute. Misumi adopte une mise en scène calme et tire parti du potentiel émouvant du scénario qui nous change des habituelles querelles de clans, la scène où il écoute une chanson fredonnée par une jeune femme à son bambin est simple et splendide. Ichi est plus seul que jamais dans cet épisode vraiment émouvant. (vu en 2021)

29 décembre 2021

Le Cavalier du désert (The Westerner) 1940 William Wyler

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Le juge Roy Bean ne peut pas les voir, ces fermiers qui découpent la région en posant du fil barbelé partout. Lui et ses cowboys du coin sont prêts à tout, surtout au pire, pour les dégager de là. Gary Cooper as Cole Harden, qui passait par là pour se faire pendre, va tenter de réconcilier les deux camps, d’autant qu’on trouve  dans l'autre camps la sympatoche Jane Ellen, qui lui donnerait des envies d’en finir avec sa vie de pauvre cowboy solitaire loin de son foyer. Très étonné par ce mélange d’humour et de violence concocté par William Wyler, qui réussit à ne pas trop charger le personnage du juge (faut le voir au saut du lit, il est presque mignon), qui est quand même une pire saloperie. Face à lui,  Gary Cooper et ses deux mètres nonchalants sont parfaits. Doris Davenport est mimi mais finalement en retrait derrière le duo masculin. Il y a donc des scènes légères et plutôt marrantes entre le juge et le justicier, mais le fond est noir et violent, encore une fois sans que Wyler n’en rajoute. Le duel final prend place dans une salle de spectacle, original et bien vu. Ça donne envie de relire des lucky Luke. (vu en 2021)

29 décembre 2021

La Divorcée (The Divorcee) 1930 Robert Z. Leonard

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Jerry (j’aime les femmes au prénom masculin, surtout quand c'est Norma Shearer) épouse Don, Don s’oublie le temps d’une soirée éméchée dans les bras d’une inconnue, Jerry lui rend la politesse mais ça passe pas chez le Don, ils divorcent, Jerry se dit qu’elle va profiter de la vie, tant qu’à faire, puis après avoir batifoler un temps, revoit un ancien soupirant, celui qu’elle aurait dû peut-être épouser, mais le mec n’abandonnera pas sa femme, qu’il a marié parce qu’il a provoqué un accident de voiture dans lequel la fille a fini défigurée. A la fin, Jerry retombe sur Don…. Ça commence pas très bien, façon théâtre filmé avec foultitude de personnages, des hommes et des femmes qui cherchent leur conjoint parmi leur groupe d’amis. Mais ça devient plus intéressant dès lors que tout le monde est casé. J’aime bien les films de cette époque, qui racontent leur histoire sans longueur. On est pas vraiment dans le genre pre-code volontiers coquin, ou à peine, mais il y a une certaine franchise à aborder la question du sexe dans le couple et de l’infidélité (rien n’a changé…), normale chez les mecs mais inacceptable chez les femmes, of course (mais moi c’est pas pareil chérie !), l’hypocrisie du mariage et l’amertume du divorce. Un film léger à voir avant de se caser. (vu en 2021)

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