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La Diablesse aux 1000 Visages

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23 juillet 2020

Détour (Detour) 1945 Edgar G. Ulmer

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Ce petit film jouit d'une excellente réputation, et d'une entrée chez Criterion. C'est pas mal, même si je m'attendais à mieux. Ulmer est un bricoleur débrouillard qui sait tirer pari du peu qu'il a, et il n'a pas beaucoup, apparemment. Bon, ça reste un petit film, c'est vite expédié, on dirait un épisode d'Alfred Hitchcock présente, qu'on aurait développé sur une heure, pour te faire une idée.

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23 juillet 2020

Appropriate Behavior 2014 Desiree Akhavan

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La preuve qu'être une jolie femme avec de l'esprit, bisexuelle, iranienne d'origine, vivant à Brooklyn, ne suffit pas à faire un bon film, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Sinon, on pense à Woody Allen et tout ça, bien sûr. (vu en 2020)

23 juillet 2020

La traque 1975 Serge Leroy

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Helen Wells, en visite dans la région, devient la proie d'une bande de chasseurs car elle a tiré sur l'un deux, après qu'il l'ait violée. Ça aurait pu aussi s'appeler la meute. Terrible, glaçant, sans issue, c'est une sorte de rape and revenge sans revenge, on peut penser que pendant un moment elle va se les faire, cette bande de salauds, qu'au moins elle pourra les dénoncer, mais non, ils s'en tireront, ensemble et soudés (on ne peut pas être dans un groupe et hors du groupe, dit l'un d'eux). Même Mansard, qui ne goûte guère la compagnie de ses camarades, considérera son intérêt personnel et se rangera avec la meute. Ils sont tous liés d'une manière ou d'une autre, qu'il s'agisse de petits secrets, de services rendus ou de soutien politique (l'un d'eux se tape la femme de l'autre, l'autre le sait et compte sur lui quand il sera élu pour servir ses intérêts). Certains sont cons, d'autres ont oublié de l'être, mais ils sont tous dangereux à leur manière, surtout en bande. Exemplaire dans sa réalisation sans esbroufe, sans surdramatisation, Leroy cherche seulement à raconter son histoire du mieux qu'il peut, en artisan plutôt qu'en artiste, son sujet est suffisamment fort pour se passer d'effet de style, et il peut compter sur un excellent casting, et sur Claude Renoir, petit fils de Jean, à la photo. C’est con, ça ne serait jamais arrivé si la maîtresse de Mansart n’avait pas été à court de clope dimanche matin. (vu en 2021)

22 juillet 2020

Les Chiens 1979 Alain Jessua

chiens

Alain Jessua dénonce l'extrème droite en montrant comment un mec louche (Depardieu), profitant du racisme ambiant et du sentiment d'insécurité naissant dans ces nouvelles banlieues, arme les habitants de chiens et les gagnent à sa cause, qui n'est rien d'autre que la mairie (pour commencer ?). Les chiens sont juste une métaphore (il n'y a pas de chiens méchants, il n'y a que des mauvais maitres, entend-on). La façon dont il filme l'architecture de cette petite ville est assez intéressante, lui donnant un air irréel. Le rythme est assez pépère finalement, ce qui ne dérange nullement, mais une scène sort du lot ; quand Nicole Calfan, lors d'un exercice d'attaque pour son toutou, galvanisée par Depardiou, envoie son chien sur lui, lui criant de le mordre, son visage évoquant une espèce d'extase. (vu en 2020)

22 juillet 2020

Starship troopers 1997 Paul Verhoeven

starship troopers

C'est bon de revoir ce film, avec ces jeunes hommes un peu cons et ces jeunes femmes trop belles, on dirait le casting d'une série pour ado, c'est photographié comme un sitcom, tout propre tout net, avec les yeux qui brillent et les dents étincelantes. C'est tout le talent de Verhoeven, de fabriquer un film de SF lambda, et de tout dynamiter de l'intérieur, faisant de ses héros de la chair à canon, pardon, à insectes, se foutant de la gueule de tout le monde, osant des plans limites (le cerveau et chef des insectes a, en guise de visage, un truc très vaginal, que les terriens "viole" avec un truc métallique et pointu), habillant ses militaires d'uniforme évoquant le nazisme, rien que ça. On regarde ça éberlué, n'en croyant pas nos yeux, ayant du mal à imaginer que ce film spectaculairement subversif et antifasciste ait pu sortir d'un studio hollywoodien dans les années 90. (vu en 2020)

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22 juillet 2020

A Sun (Yang guang pu zhao) 2019 Mong-Hong Chung

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Voilà un autre bon petit film de Mong-Hong Chung, après Godspeed. C'est une histoire de famille, et c'est mal parti pour celle-là, et alors que l'on redoute une résolution faite de bons sentiments, Chung trouve une fin inattendue, qui vend le film. (vu en 2020)

21 juillet 2020

The Blade (Dao) 1995 Tsui Hark

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J'ai adoré ce film dès qu'on a commencé à en parler dans la presse spécialisée de l'époque, avant même de le voir, c'était une promesse trop belle pour être vrai. Mais une promesse tenue. Alors c'est sûr que c'est furieux, ça va vite (en même temps c'est Tsui Hark, pas Antonionni...), on a peur d'être distrait un instant et de louper quelque chose, car chaque plan, chaque seconde, propose une idée de mise en scène passionnante. Ça m'a d'ailleurs rappelé Fury road, mais The Blade n'a pas de temps morts ou de scènes un peu ridicules, c'est la folie du début à la fin. J'ai aussi pensé à Leone, pour ces personnages brutaux, sales et impurs. The Blade construit une nouvelle forme, Tsui Hark semblant penser que la meilleure méthode pour s'affranchir des formes cinématographique du passé est de tout défoncer à coup de sabre. Il reprend donc un film fondateur, The One-Armed Swordsman, en varie, un peu, les thèmes, mais surtout le mâche et le recrache comme du chewing gum. Plus de civilisation ici, fini la chine classique, c'est le chaos, c'est une chine métissée avec l'orient et l'occident, barbare, irreconnaissable et étonnante, en violente rupture avec ses représentations traditionnelles. Plus de camaraderie, chacun sert son intérêt personnel, le sabre est brisé depuis longtemps, il ne reste que le quart des pages du manuel d'art martial, dévoré par le feu. La mise en scène tente des choses folles, les acteurs ne jouent plus pour la caméra, c'est le cameraman qui se débrouille pour suivre. C'est expérimental, radical, dans son filmage, sa photographie, son récit, et ses combats, bien sûr. Le plus étonnant c'est que ce chaos est tout à fait maîtrisé, ce n'est pas un film punk qui envoie tout promener, il y a tout le talent de son auteur derrière, et le résultat laisse la bouche grande ouverte. Après ça, les autres films d'action semblent à la traîne. (vu en 2020)

21 juillet 2020

Il était une fois dans l'Ouest (C'era una volta il West) 1968 Sergio Leone

il etait une fois dans l'ouest

Que puis-je dire, moi, de cet incontournable, que je regarde depuis tout petit ? Je continue à lui préférer Le Bon, la brute... mais quand même, ça fait bien plaisir de le revoir. Évidemment il y a toutes ces scènes devenues mythiques, et cette musique incroyable. J'ai été très ému quand Claudia Cardinale débarque du train, cherchant en vain son irlandais, entre dans la gare, alors que la caméra passe sur le toit et révèle la ville, il y a cette musique et ce mouvement de caméra qui fonctionne à merveille. Mais je suis d'accord avec ma fille, Leone a peut-être la main un peu lourde avec la musique par moment. C'est la première fois que Leone introduit un personnage féminin important, et la Cardinale est sublime. On voit que c'est Cheyenne qui intéresse le plus Leone, c'est d'ailleurs le seul avec Jill qui évoque leur passé. A part ça ? En se remémorant le film, on se souvient de paysages et de visages. Il y a beaucoup de gros plan sur ces derniers, Leone se plaît à scruter chaque ride, chaque poil, et ces visages envahissant l'écran deviennent paysages à leur tour. Il y a aussi ce fameux étirement du temps, Leone ralentit le temps, faisant durer ses scènes, et le temps du film semble couler plus lentement que le nôtre, alors que la plupart des films l'accélère, le comprime. Il y a enfin ce présent contaminé par une nostalgie faite de passé révolu, de fin d'un monde, tandis que le nouveau est sur les rails. (vu en 2020)

20 juillet 2020

Master and commander (Master and commander: the far side of the world) 2003 Peter Weir

master and commander

Tout le monde dit du bien de ce film, et avec raison, ma foi. Pour conter son histoire d'un homme obsédé par l'idée de venir à bout de son ennemi, qui lui a mis bien profond au début du film, Peter Weir fait preuve d'un beau classicisme, il s'efface devant son histoire, trouve le ton juste, l'équilibre entre l'humain, l'aventure et la véracité, et délaisse le folklore, pas de pavillon à tête de mort ni de jambe de bois. On ne doute pas que ça a dû être un sacré tournage, mais il ne cherche même pas à le montrer, il ne fait pas de plan d'hélico autour de son navire, à la Peter Jackson. J'irais jusqu'à dire que le gars est humble, dans sa façon de refuser le spectaculaire, le romantisme, et que ça lui réussi, il ne fait preuve d'aucune lourdeur, il n'a pas besoin d'insister sur quoi que ce soit. Mieux que James Cameroun, je te le dis ! (vu en 2020)

19 juillet 2020

Invasion (Yocho) 2017 Kiyoshi Kurosawa

invasion

Comme d'hab' chez Kiyoshi, on admire cette mise en scène économe qui sait susciter l'inquiétude avec trois fois rien, un plan cadrant un rideau soulevé par le vent un peu trop longtemps, une silhouette immobile à l'arrière plan, qui alterne avec des scènes fortes, comme celles ou tout le monde s'écroule au passage de ces envahisseurs. C'est bien, et on remercie Kurosawa de proposer une autre voie dans la peur, personnelle et loin des poncifs. Après c'est pas dénué de problèmes, il y a cette invasion frustrante parce que l'on n'en voit rien, mais ce qui m'a le plus gêné, c'est ce couple qui ne fonctionne pas, mais alors pas du tout. Me suis demandé si c'était pas son frangin ou son coloc avant de comprendre qu'ils étaient ensemble. A part ça, il y a un beau score, notamment deux beaux morceaux dont un pendant le générique de fin, hommage aux films d'invasions extraterrestre d'antan. (vu en 2020)

19 juillet 2020

Anomalisa 2015 Duke Johnson & Charlie Kaufman

anomalisa

Drôle de film qui m'a laissé un peu déconcerté. Typiquement un film d'animation adulte, pour adulte, puisqu'il parle d'un mec complètement déprimé, et guère plus. Le film réussit à traduire les états émotionnels du gars par les images ; tous les "autres" ont le même visage et la même voix, les corps semblent être fait de pièces détachées. De même, quand notre bonhomme rencontre celle qui le sortira, l'espace d'une nuit, de sa dépression, elle aura un visage et une voix bien à elle...avant qu'au matin sa voix ne change et ressemblent aux autres. Mais il y a aussi des effets de mise en scène classique que l'animation rafraîchit. Là où le film déconcerte, donc, c'est qu'on commence avec ce mec au fond du trou, et qu'à la fin il y est toujours, on a donc pas ce parcours narratif habituel où quelque chose doit être résolu. A noter une scène intime assez réussie, qui aurait peut-être été ridicule dans un film live, et qui passe tout naturellement ici. Finalement ce gars ne serait-il pas juste sexuellement frustré jusqu'à la moelle. C'est dur, je sais. (vu en 2020)

19 juillet 2020

Les Desperados (The Desperadoes) 1943 Charles Vidor

desperados

Un bon petit western que celui-là. C'est du classique, et on a notre dose de chevauchée, de romance et de gunfights. Concis, les gunfights, tant mieux, parce que des gars qui s'arrosent cinq minutes c'est vite ennuyeux si ce n'est pas mis en scène par un spécialiste de la chose. Cette copie est un peu délavée il me semble, mais on peut quand même voir qu'il y a une très belle photo. Il y a aussi une pelleté de bons acteurs, mais c'est surtout le scénario, très intéressant et bien charpenté, qui fait qu'on passe un très bon moment. C'est dans les vielles casseroles... (vu en 2020)

18 juillet 2020

Le Privé (The Long goodbye) 1973 Robert Altman

privé

Robert Altman adapte Chandler, et réussit un vrai film de privé. Je veux dire, il n'essait évidemment pas de "copier" ces films des années 40, il fait un vrai film d'Altman, on reconnaît immédiatement son style, ses longs plans au télé qui traînent, cadrant l'avant plan, puis s'attardant sur un détail à l'arrière plan, ses dialogues, ce ton décontracté. Pour autant, ça n'a rien de l'hommage, de l'exercice de style ou de la relecture, c'est très premier degré, sans artifice. Altman, sans renier son style, se fond sans problème dans le genre. Le film est superbe, notamment grâce à la photo de Vilmos Zsigmond. Elliot Gould, la nonchalance dans un costume de blues brothers, est magnifique. J'ai beaucoup pensé à The Big Lebowski, qui manifestement s'inspire de ce genre d'histoire, tant Jeffrey Lebowski et ce Philip Marlowe ont de points communs : complètement largués, ils courent après l'histoire tant bien que mal, puis résolvent le truc dans un éclair de lucidité inattendu. D'ailleurs, ils ont tous les deux leur scène de supermarché, de nuit, en début de film. On les imagine sans problème trinquer au bar du bowling. (vu en 2020)

17 juillet 2020

La Belle de Saïgon (Red dust) 1932 Victor Fleming

belle de saigon

Très chouette petit film sans prétention. On y voit un Clark Gable beau mec et viril en diable, entrepreneur raciste, quand même, plutôt porté sur la chose, quand même, mais équipé d'un sens moral qui, disons, ajoute une dimension à son personnage. La jungle de studio est exotique et moite, l'histoire est pas compliquée... Mais tout ça ne serait rien sans la présence de Jean Harlow (Vantine, sympa), plus blonde que blonde, sensuelle evidememnt, et qui a toutes les bonnes répliques, en plus. Elle est le négatif de Mary Astor, qui joue le jeu de la respectabilité mais cède bien vite aux avances  du Clark. (vu en 2020)

17 juillet 2020

La Scandaleuse de Berlin (A foreign affair) 1948 Billy Wilder

scandaleuse de berlin

Bien bien, du cynisme, de l'humour pas vraiment fin (Wilder  a un coté grossier assumé, je trouve), des dialogues qui percutent, des personnage qui se révèlent plus nuancés que ce que l'on croit au début, et la patronne Marlene Dietrich. Plus un film sur l'occupation américaine à Berlin, intéressant. (vu en 2020)

17 juillet 2020

Bellamy 2009 Claude Chabrol

Bellamy

"Il y a toujours une autre histoire, il y a plus que ce que l'oeil peut saisir". Cette citation, apparaissant à la toute fin du film, sert très bien de grille de lecture à ce Bellamy, on pourrait d'ailleurs l'appliquer à n'importe quel autre film, maintenant que j'y pense. Il faut sans doute aller chercher dans les profondeurs de son scénario pour trouver de l'éclat à Bellamy. Chabrol, encore, coupe court à tout suspens, ce mec est-il sincère ou a-t'il mené tout le monde en bateau ? Peut importe, personne n'est clair là-dedans. Chabrol emballe ça tranquillement on va dire, c'est un film de vieux maître, une sombre farce. (vu en 2020)

15 juillet 2020

A Taxing woman (Marusa no onna) 1987 Juzo Itami

a taxing woman

Pendant la première moitié, j'étais conquis. Voilà un chouette petit film japonais qui fleure bon les 80s, assez marrant, et surtout avec une héroïne fonceuse, incorruptible, petite, brune aux cheveux courts, irrésistible, alors evidemment... C'est sympa comme tout, mais c'est dommage que la deuxième partie fasse un peu du sur place, se répète, n'a pas un déroulement qui maintienne l'intérêt. (vu en 2020)

15 juillet 2020

L'Inspecteur se met à table (Lamb to the slaughter) 1958 Alfred Hitchcock

inspecteur se met à table

Ce court de la série Alfred Hitchcock présente est assez marrant (l'épouse qui tue son mari d'un coup de gigot congelé) et malicieux (elle sert le gigot à l'inspecteur et son équipe alors qu'il se demande pourquoi ils ne retrouvent pas l'arme du crime). Barbara Bel Geddes est très bien. Très chouette récréation. On ne quitte pas une femme sans dommage. (vu en 2020)

15 juillet 2020

Le sang des innocents (Non ho sonno) 2001 Dario Argento

non ho sonno

On le sait depuis longtemps, mais ça fait toujours mal de le constater : Dario est tombé bien bas. Celui-là assez navrant, c'est mal joué, hormis Max Von Sydow qui s'en tire parce qu'il a du métier, et puis qu'est-ce que c'est moche. Il est facile, et tentant, d'imaginer la scène du tain s'il l'avait tourné dans ses grandes années. Comment un mec qui racontait ses histoires avec une esthétique si puissante, peut-il pondre quelque chose comme ça ? Je me dis que le manque de budget n'explique pas tout. J'ai mal pour lui, il doit être conscient d'être dans le caniveau, mais il continue, vaille que vaille. C'est assez touchant de le voir s'obstiner dans sa voie, celle de la peur, des pulsions criminelles, tout ça, sans le talent d'alors, mais avec une sincérité dont on ne saurait douter, une manière de rester fidèle à lui-même. Ses films dernière période ne sont pas bons, mais ils sont certainement âpres, durs, comme l'étaient aussi ses grands films, d'ailleurs. (vu en 2020)

9 juillet 2020

Dementia 1955 John Parker

Dementia

Apparemment le seul film de son auteur, et quel dommage ! J'ai vraiment adoré cette chose onirique, pas compliquée mais obscure, pas réaliste mais pas ouvertement bizarre comme... tu sais qui, ce récit qui n'obéit qu'à la logique du rêve, cette atmosphère d'irrésistible danger, cette héroïne si éloignée des types de femmes que l'on voit habituellement au cinoche (Adrienne Barrett, la secrétaire du réal !), l'absence de dialogues et cette superbe musique (George Antheil). Le gars est très doué, son film parait être un long rêve sorti d'un film de Buñuel. Ses images sont immédiatement parlantes, chaque plan expriment une idée. Surpris et conquis par ce film de plus d'un demi siècle, qui aurait pu être casse gueule mais qui est passionnant, mû par l'intuition, réalisé avec brio, qu'on sent sans compromis. (vu en 2020)

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