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La Diablesse aux 1000 Visages

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21 septembre 2020

Les Menottes rouges (Zeroka no onna: Akai wappa) 1974 Yukio Noda

Il y a plusieurs choses à dire sur ce film, d’abord la technique très particulière de l'héroïne flic pour coincer ses proies, en gros à base de coucheries et de lancer de menottes. Puis les menottes, rouges donc, comme son manteau, son sac à main et son rouge à lèvres. Enfin le titre français alternatif : L'Aubergine était presque farcie ! J'imagine l'expression dubitative du gars qui lit ça sur la jaquette de sa VHS. A part ça ? C'est un pur film d'exploitation extrêmement divertissant, peut-être le graal du genre, qui balance son lot d'hyper-violence et de scènes très explicites, commes disent nos amis anglo-saxons, qu'on en aurait presque honte à passer un si bon moment. Le film est parcouru d'une énergie pop assez irrésistible en même temps que d''un ton plus que douteux que n'approuveraient ni Haneke ni ma grand-mère. Noda tente des plans dynamiques, colorés, et on pense à Suzuki plus d'une fois, mais ses expérimentations ne se font pas au détriment de la cohérence narrative. On pense aussi forcément à Meiko Kaji, que Miki Sugimoto est loin d'égaler, mais ça n'enlève rien au mérite de la chose. Et le film a sa morale, si, gangsters, flics, politiques, tous pourris. (vu en 2020)

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16 septembre 2020

OSS 117: Rio ne répond plus 2009 Michel Hazanavicius

On ne demandait qu'à reprendre une tranche de l'excellent premier opus, et on se retrouve devant un film assez différent. D'abord on rigole beaucoup moins, il y a bien sûr quelque gags sur lesquels on se jette, mais la plupart du temps ça ne marche pas. OSS ne parle-t-il pas lui-même d'un humour pas drôle ? On dirait qu'Hazanavicius veut nous faire rentrer dans l'intimité de son espion, la stupéfaction que l'on avait devant ce gars n'est plus là car on ne l'observe plus avec les autres, on est avec lui, et tout le monde à l'air de le trouver normal, sauf cette espionne du mossad, mais cette dernière est franchement loupé. Il aurait fallu qu'elle soit assez fine pour former un couple équilibré avec Dujardin (Bérénice Bejo y arrivait) mais elle finit par donner raison à l'Hubert tant elle est irritante. Bref, le point de vue s'est déplacé, l'équilibre du premier volet est rompu, tout est moins fin. D'autre part Hazanavicius se complait quelque peu à faire de l'esthétique vintage comme d'autre de l'easy listening, c'est agréable pendant le générique, puis ça devient chiant. Déçu, même si c'est largement au dessus du niveau général de la comédie franchouillarde. (vu en 2020)

14 septembre 2020

OSS 117: Le Caire, nid d'espions 2006 Michel Hazanavicius

Une comédie française en apesanteur, vraiment drôle, qui ne ressemble pas à une suite de sketch, rien que pour ça, on s'incline bien bas. Je n'ai jamais vu d'OSS 117 originaux, ni lu d'ailleurs (moi, à part  San antonio...), mais on comprend qu'Hazanavicius en a vraiment regardé lui, et réussit à recréer ce qui faisait ces films, avec beaucoup de respect, sans second degré. L'humour nait non pas du coté ringard de ces productions (l'étaient-elles ?), mais de la stupéfaction de voir débouler Dujardin (vraiment excellent) en personnage raciste, mysogine, frimeur, détestable, génial. A un moment, Dujardin sourit toutes dents dehors, ravi du compliment quand Bérénice Bejo lui fait remarquer qu'il est finalement très français, tout est là. (vu en 2020)

14 septembre 2020

Le Pornographe (Erogotoshi-tachi yori: Jinruigaku nyûmon) 1966 Shôhei Imamura

pornographers

On est bien dans un film d'Imamura, avec ces gens plus ou moins dans la dèche, plus ou moins dans la légalité, qui font des pieds et des mains pour continuer à faire ce qu'ils savent faire, observés sans jugement ni complaisance mais pas sans tendresse. Le récit est linéaire mais semble déstructuré, sans doute parce que l'on passe d'une scène à l'autre sans qu'elle soient vraiment liées, sans que la fin d'une séquence appelle la prochaine. Formellement parlant, c'est magnifique, Imamura trouve des façons géniales de placer sa caméra, épiant ses personnages depuis le haut (déjà vu dans Cochons et Cuirassés), depuis l'acquarium du poisson (la réincarnantion du mari défunt...), ou plus généralement nous mettant dans la position d'un voyeur, surprenant des jambes dénudées par l'entrebaillement d'une porte, ou une étreinte à travers une fenètre grillagée. Ses personnages ont toujours l'air enfermés quelquepart. C'est très beau, et j'avoue que j'ai plus apprécié l'esthétique de la chose que le récit. Un récit qui quitte par moment le réalisme, oscille entre rigolade er noirceur. Notons que le film parle d'Ogata, qui gagne sa vie en produisant de la pornographie sous toutes ses formes, qui lorgne sur sa belle fille mineur, mais jamais Imamura ne se rince l'oeil, au contraire, la scène ou un père doit tourner une scène de viol avec sa fille attardée fait quand même réfléchir, même Ogata. (vu en 2020)

13 septembre 2020

13 assassins (Jûsan-nin no shikaku) 2010 Takashi Miike

13 assassins

On peut dire que Miike fait du classique ici, même si on reconnait le bonhome aux détours de certaines scènes qui brillent d'un éclat noir et sadique. On a donc affaire a un chambara (c'est un remake je crois), ses éternelles chamailleries entre clans rivaux, on a un peu de mal à prendre ses repère au début (mais c'est qui celui-là, et il trahi qui ?) mais on retombe vite sur nos pieds. Très vite, il est impossible de ne pas penser aux 7 samourais, de par le titre, le déroulement, le recrutement des ronins, le voyage vers le village, la mise en place du piège, puis l'affrontement. Il ya même un personage qui rappelle celui de Toshiro Mifune. Miike s'en tire très bien, il progresse d'une façon sûre, efficace, vers le combat final. Celui-ci occupe les quarantes dernières minutes sans qu'on regarde ailleurs, c'est donc du bon. Et on constate que Koji Yakusho est décidement partout. (vu en 2020)

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13 septembre 2020

Soul (Shi hun) 2013 Mong-Hong Chung

soul

C'est un film qui emprunte les sentiers d'un thriller horrifique pour parler de relations familiale bancals, des non dits, etc. On peut penser que les meurtres qui font le récit n'arrivent pas vraiment (ça pourrait expliquer l'absence de réaction du vieux quand il découvre le corps de sa fille gisant dans son propre sang), que la possession du fils n'est que le résultat du suicide de sa mère, son absence au monde, mais quand même, ils ont ont bien lieu, non ? Toujours ce rythme pépère chez ce réalisateur, cette façon de progresser à son rythme, de préférer les petites routes peu fréquentées, de brouiiler les pistes, cette fois au risque de se perdre, et de nous perdre avec. (vu en 2020)

12 septembre 2020

Impetigore (Perempuan Tanah Jahanam) 2019 Joko Anwar

impetigore

Je me suis dit, tiens, regardons un petit film d'horreur indonésien, ça changera des navets qu'on nous sert à la pelle que je ne regarde d'ailleurs pas. ah bien non, ça change pas, c'est toujours la même chose, la même histoire idiote, les même effets archi usés, les mêmes personnages qui font ce qu'il faut pas faire alors que toi tu te serais barré vite fait, et puis on est en 2020, alors indonésien, belge, américain ou guatémaltèque, c'est comme le vin, qu'est-ce que ça peut bien changer ? (vu en 2020)

11 septembre 2020

The Devil in Miss Jones 1973 Gerard Damiano

devil in miss jones

C'était quand même une bonne idée de commencer par une scène d'une tristesse absolue, le suicide de l'héroïne, totalement impensable aujourd'hui (c'est déjà impensable de raconter quelque chose, bref on connait la musique). Le rôle principale n'est pas tenue par une jeunesse tout juste majeur mais par une femme de quarante ans (38, scuse-moi) dont on voit le vécu. Plus le soin apporté à la photo, à la musique (on y entend un thème d'Il Etait une Fois Dans l'Ouest, ça fait drôle !), me fait dire que le plus audaciaux là-dedans n'est pas la bagatelle. (vu en 2020)

11 septembre 2020

Murder à la mod 1968 Brian De Palma

murder a la mod

C'est pas encore tout à fait ça, et je suis un fan absolu du monsieur, mais on y voit déjà beaucoup de ce qui fera le De Palma qu'on aime : le goût de l'expérimentation, la multiplicité des points de vue et ce plaisir à tromper le spectateur, l'amour de la caméra, et des jolies filles qui se dénudent avant de se faire trucider à l'arme blanche. On y sent l'énergie de ce cinéma underground new yorkais, mais le film est beaucoup trop arty pour son propre bien, c'est un laboratoire d'idée auquel il manque du liant, une vue d'ensemble, de vrais personnages. (vu en 2020)

10 septembre 2020

L'Extase de la rose noire (Kurobara shôten) 1975 Tatsumi Kumashiro

extase de la rose noire

Les scènes obligées sont assez belles, comme d'ailleurs tout le film, et s'intègre bien au récit, bien. Il faut voir Naomi Tani bouger et s'abandonner pour saisir pourquoi elle est devenue une égérie du pinku eiga, elle est irrésistible, alors qu'elle me laisse indifférent en photo. Un jour quelqu'un m'a dit que le mouvement, c'est la vie... Un ton libertaire souffle sur le film, qui rappelle Imamura bien sûr, dans son portrait de ce monde en marge, vivant et passionné. Joli titre en passant. (vu en 2020)

10 septembre 2020

Bob le flambeur 1956 Jean-Pierre Melville

bob le flambeur

Admirable, la façon dont Melville arrive à peindre ce petit monde, les flics, les malfrats, les autres, ce code qui les lient, qu'ils respectent, ou pas. Interprétation nickel, Roger Duchesne en tête, même Isabelle Coray (tiens tiens...) avec son jeu "en dehors". L'autre chose appréciable, c'est la façon dont il déjoue la fin de cette sempiternelle histoire du truand qui tente un dernier coup, joli ! (vu en 2020)

10 septembre 2020

Le Silence de la mer (1949)

silence de la mer

C'est le premier long de Melville, c'est très bon, très bien tenu. Le film fonctionne sur la répétition des visites du soir de cet officier allemand chez ses logeurs, un vieil hommes et sa nièce. Melville arrive a suffisamment varier le filmage de celles-ci, et y ajoute quelques séquences en extérieurs. Howard Vernon, digne, éloquence impeccable, impressionne. Son apparition dans le cadre de la porte a quelque chose du Nosferatu de Murnau, bien vu, il est tel que l'oncle et la nièce l'envisage, et il n'aura de cesse de contredire patiemment cette image. On sent que Melville met en place un dispositif qui va lui permettre de faire avec des conditions de tournage difficiles, et il s'en tire haut la main. (vu en 2020)

5 septembre 2020

Pecker 1998 John Waters

Pecker

Je pensais voir une bonne comédie, je ne connais pas John Waters plus que ça mais il a l'air bien sympathique ma foi. Sympathique certes mais ce n'est peut-être pas un bon metteur en scène après tout. Il y avait pourtant certainement de quoi faire dans cette rencontre entre une famille d'originaux de l'amérique du milieu et le gratin artistique new yorkais, mais Waters est très approximatif dans sa mise en scène, reste à la surface de son sujet, oublie de diriger ses acteurs, voilà. Et pis c'est pas vraiment drôle non plus. Mais les photos du petit Pecker sont bonnes. (vu en 2020)

3 septembre 2020

The Beast to die (Yajû shisubeshi) 1980 Tôru Murakawa

beast to die

On comprend petit à petit qu'il s'agit d'un ex reporter photographe qui a couvert les pires atrocités, qui a pété les plombs et qui va recréer cette horreur pour pouvoir la photographier de nouveau, comme si le monde civilisé n'avait plus de sens, qu'il n'arrive pas à envisager son existence autrement. Ceci dit ce n'est jamais très clair, on ne nous montre pas la mécanique, juste les faits, et on a du mal à cerner le gars. Si le début d'un film doit nous donner envie de voir la suite, c'est loupé ici,  Murakawa peine à nous impliquer, je me suis demandé après dix minutes si je n'allais pas laisser tomber (d'ailleurs j'ai toujours pas capté pourquoi il liquide ce policier qui semble le connaître), mais je suis un dur. Parlons mise en scène, c'est un enchainement de plans assez long, de lents mouvements d'appareils, quasiment sans montage. Le film finit par agacer, d'abord parce qu'il n'a pas de point de vue, ensuite parce qu'il est assez suffisant et désagréable, à l'image de son protagoniste principal, fumeux et prétentieux. Reste ces scènes de carnage, froide et très dures à regarder, on en mène pas large. Pourquoi je pense à  Haneke ? (vu en 2020)

2 septembre 2020

Empty dream (Chunmong) 1965 Hyun-mok Yoo

empty dream

C'est le remake coréen de Daydream. Si le Japon était prude en 1964, que dire de la Corée ? C'est quasiment la même histoire, sauf qu'on a droit à une introduction montrant de tous jeunes élèves jouant un ballet (ah ?) et deux ou trois petits changements. La vrai différence, c'est que Empty Dream est moins explicite et plus arty. En effet, c'est moins déshabillé (pas que c'est un problème), mais c'est surtout plus "théâtral" : le design des décors n'a plus rien de réel et fait très "rêve", genre Alice au pays des merveilles, le méchant est habillé d'une cape, d'un haut de forme, s'agite comme un diablotin de pacotille, et ça ne me parait pas une bonne idée, je préfère de loin la crudité, le réalisme de Daydream qui contribuent à brouiller les pistes. Comme quoi pour filmer un rêve, nul besoin de trop en rajouter. Bon, on comprend que c'était un moyen de faire passer la pilule à l'époque, de donner un cachet artistique évident pour ne pas se faire dégommer par la censure. Après, je l'ai vu sur youtube dans une qualité pas top, ça aide pas. (vu en 2020)

2 septembre 2020

Eating Raoul 1982 Paul Bartel

eating raoul

Réjouissante comédie, qui cause d'un couple plutôt prude qui liquide à coup de poelle sur le crâne les partouzeurs qui trainent dans leur immeuble, puis qui appâte leur proies via les petites annonces d'un journal pas très moral. Ils sont bientôt rejoint par un troisième larron qui vend les cadavres à une marque d'aliments pour animaux (il vend également leur voiture, pas con). Pas mal non ? Dis comme ça, on imagine un truc à la Trauma, mal joué, qui en rajoute dans l'excès, et bien non, c'est fait avec classe, avec même une apparente facilité dans l'écriture et la mise en scène, comme si ça lui venait tout seul, à Paul Bartel. Après Private Parts, je suis conquis par le monsieur. (vu en 2020)

1 septembre 2020

Vivre pour survivre 1984 Jean-Marie Pallardy

white fire

Ce film a la réputation d'être un tout grand nanard, en tout cas il doit être bien placé (je suis pas un spécialiste de la catégorie). Ah oui, c'est si mal foutu qu'on se demande comment c'est possible, mais je ne vais pas dresser la liste des truc foirés. A part ça, et le fait qu'on y voit une tonne d'orientaux à grosse moustache se faire dézinguer à tout va, White Fire, puisque tel est son titre anglais, va au delà du pur mauvais film rigolo et intéresse puisqu'il raconte l'amour ambigu (enfin pas si ambigu que ça) d'un frère pour sa soeur, que cette dernière va mourir, qu'il va recréer sa soeur en partant d'une autre blonde, à coup de chirurgie esthétique, enfin tu vois le genre. Il faut voir ces scènes où, à poil devant lui, il est là avec son amour fraternel, son désir et ses regrets, il y a quelque chose qui passe, même si c'est par accident. (vu en 2020)

1 septembre 2020

Strange days Kathryn Bigelow

strange days

C'est dommage que ce film aborde des thèmes ambitieux, la virtualité, le point de vue, la question du réel, tout ça, sans les développer, sans en faire autre chose qu'un blockbuster pas compliqué. C'est donc une occasion manquée. Le blockbuster lui est pas mal, Bigelow film comme un mec et réussit des scènes musclée qui en jettent, à le sens de l'espace, du découpage, etc. Il y a quand même un petit problème, commun à beaucoup de films qui envisagent le futur : il faut qu'on voit que c'est le futur, et un des moyens est d'imaginer la mode dans cette époque à venir, et c'est toujours ringard (entre Star Trek et Hunger Games, le futur fait vachement peur). Je trouve aussi que Ralph Fiennes, que j'aime bien par ailleurs, joue un peu trop avec son air d'épagneul tristounet. Il y a autre chose au sujet de ce film, c'est comment cette scène extrêmement perverse - le meurtre d'Iris -,sadique, gialloesque et malaisante au possible, a pu se retrouver dans ce blockbuster ? (vu en 2020)

1 septembre 2020

Blue valentine 2010 Derek Cianfrance

blue valentine

J'ai entendu du bien de ce film qui veut raconter les débuts et la fin d'un couple. Plutôt déçu à la fin, par cette façon de coller aux personnages, de montrer des bribes de vie, des gestes, des regards, bref par ce style "a fleur de peau" qui se voudrait tout près du réel mais qui finalement enquillent des situations vues et revues : elle est mignonne mais a une famille de merde, il est mignon et pas aussi con que les autres, il la drague, elle lui présente ses parents, il se fait casser la gueule par l'ex, puis quelques années et un enfant plus tard, le charme a disparu, elle travaille dur, il bosse pas et piccole, il n'a pas d'ambition, elle si, etc. C'est guère intéressant sans être mauvais, le problème de ce style "pris sur le vif", qui voudrait être branché sur l'émotion, sur l'instant, n'arrive pas à se sortir de certains stéréotypes, se refuse la distance pourtant nécessaire pour rendre compte de ces petites choses (Les Choses de la Vie) et qu'il ne peut contenter qu'un coeur de midinette. (vu en 2020)

1 septembre 2020

Seules les bêtes 2019 Dominik Moll

seules les bêtes

Contrat rempli pour ce film bien écrit, réalisé et interprété, dont le fait d'arme est son scénario, qui ne révèle son intention qu'à la fin, à savoir comment un black en Côte d'Ivoire, qui pratique l'arnaque de blanc par internet, provoque le suicide d'un fermier et l'assassinat d'une femme en Lozère. (vu en 2020)

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