Shining (The Shining) 1980 Stanley Kubrick
C’est pas la joie pour Jack, il a arrêté de boire, il se coltine un monstre sentiment de culpabilité gros comme ça depuis qu’il a pété le bras de son gosse alors qu’il était bourré (à sa place, je serais pas mieux), sa femme commence à bien le gonfler, et son livre n’avance pas, autant pour la sublimation par l’art. Un grand film qui questionne la famille, comme lit de toutes les folies. Comme dans tout bon film d’horreur, le plus effrayant est le son, le score est vraiment flippant. Lucio Fulci aurait dit que Kubrick n’aurait rien compris à l’horreur (Kubrick lui aurait répondu qu’il n’avait rien pigé à la direction d’acteur, je plaisante). C’est vrai que les scènes les plus traditionnelles du genre sont moyennes : celle de la chambre 237 est pas terrible, faut le dire (la chambre fait peur tant qu’on n’y rentre pas), celle du labyrinthe est bof, Danny le couteau à la main devant sa mère endormie, loupé, et tous les rajouts de la version uncut sont nuls (sauf l’ours qui fait un cunni, pas mal). Non, les scènes qui fonctionnent le mieux sont les plus kubrickiennes : le bar avec Lloyd, les travellings sur Danny sur sa voiture à pédales, et surtout la conversation dans les toilettes, incroyable (et toutes celles où Nicholson sourit…). En dehors de ça, les simples conversations en champs contre champs sont incroyables. (vu en 2021)



















