Le Diabolique docteur Z (Miss Muerte) 1966 Jesús Franco
Irma est la fille du Dr Z, qui a réussi à localiser les zones de du cerveau qui conditionnent notre sens moral, et même à les stimuler, dans un sens ou dans l’autre, et même à réduire à peau de balle notre volonté… Ses collègues pensent qu’il est complètement frappé et le mettent à l’écart, et le pauvre docteur fait un malaise fatal juste devant eux. Et Irma donc ? Elle va venger son père en se servant d’un condamné à mort qui s’est échappé (m’a bien fait rire) et d’une danseuse aux ongles mortels. Carrière au scénario, Howard Vernon devant la caméra, pour mon premier Franco, je n’ai sans doute pas choisi le pire. Bon, l’histoire est assez naze mais Franco s’en fout (et nous avec), il est plutôt occupé à mettre en scène tout une mythologie de belles femelles mortelles, qu’il a l’air de trouver infiniment plus intéressantes que les mâles qui leur tourne autour, et on le comprend (le titre original est Miss Muerte). Malgré un budget visiblement fauché, le film est plus que regardable, certaines scènes développant des visions sensuelles et troubles qui font leur effet. Et puis il y a tout ce folklore du savant fou et les machines assez ridicules qui encombrent son labo qui participe au charme du film. Ce qui en définitive achève de le rendre sympathique, c’est la façon dont Franco dévie du programme initial pour nous embarquer dans son imaginaire. (vu en 2021)



















