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La Diablesse aux 1000 Visages

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8 juillet 2020

La Guerre des mondes (War of the worlds) Steven Spielberg

guerre des mondes

Il y a beaucoup d'excellentes choses dans ce film : l’invasion extraterrestre la plus réussie jamais filmée, tellement massive que le s humains, impuissants, ne peuvent que se barrer en courant (pour aller où ?), une histoire à hauteur d’hommes (pas de réunions d’état-major, de vue d’ensemble), peu d’actes héroïques, des dégueulasseries inévitables pour rester vivant, pas de décorum SF avec vaisseaux, rayons lasers et loupiotes partout, juste des bons vieux tripodes faisant irruption à notre époque (notre époque envahit par les années 50), un blockbuster détourné, un hommage aux B-movies (quelques plans à l’aspect bricolé, néanmoins très beau, ou cette façon de montrer hors-champs la riposte militaire, on sait que Spielberg aurait pu la filmer), des images qu’on dirait sorties tout droit d’archives de la deuxième guerre (villes en ruines, tas de cadavres, extermination de masse), une descente dans un véritable cauchemar, de l’intime mêlé au gigantisme, et des scènes d’actions à se décrocher la mâchoire. Tout ça se complète admirablement bien pour donner, je pense, un des films les plus impressionnant de tonton. Marrant que ça vienne du papa de E.T. Blocbuster est devenu un vilain mot depuis longtemps mais là on en reprends quand tu veux. J’imagine que ceux habitués aux aux trucs plus marrant et inoffensifs ont dû faire la gueule. Pour terminer, impossible de ne pas parler des relations du papa avec son ex-femme et son fils, pas toujours habile (le gros problème chez tonton), et cette fin immonde que le film ne méritait pas (la famille réunies, loupé). Ah, marrant de regarder ça en pleine crise de covid, vu la façon dont les humains sont sauvés. (vu en 2020)

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8 juillet 2020

Rêves (Yume) 1990 Akira Kurosawa

reves

Pris séparément, ces rêves ne sont guère transcendants, un peu comme une collection de vignettes, quelquefois assez belles (les renards, l’esprit dans la tempête de neige), quelquefois assez dégeu (la balade dans les Van Gogh, franchement…), ils manquent tous de cette force qui ont fait les grands films de Kuro, Mis bout à bout, leur accumulation ne les sert pas, au contraire. On comprend bien ce que nous dit Kuro sur l’enfance, l'âge adulte, la sagesse qui vient avec la vieillesse, (ouais…), et il est clair qu’on est dans l’intimité de l’auteur, n’empêche, ça donne un film dispersé, un peu creux, inégal. Peut-être que filmer littéralement les rêves est une fausse bonne idée, peut-être était-ce un projet pour Kurosawa le peintre et pas le cinéaste. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Passion 2012 Brian de Palma

passion

Passion est De Palmien en diable, on est dans un environnement malaisant, mensonges et mise en scène sont de mises, seules les images des smartphones, des webcams, des caméras de surveillance, délivre la vérité, pas belle à voir. On a la critique de notre triste époque et le couteau attaquant la chair de jolies femmes, De Palmien donc, classe et vulgaire, sombre et cheap, triste et grand-guignolesque. Fidèle à lui-même, n’ayant rien perdu de sa maestria, sa somptueuse mise en scène est bien accompagnée par un magnifique score de Pino Donnagio. On aime beaucoup, et on en convient, on n’est pas au top de sa filmographie, il donne parfois l’impression de recycler ses motifs, ceux qui ne l'aime pas ricaneront, et c’est aussi à ça qu’on peut le mesurer. Il faut dire qu'on est bien loin de la patine et de séduction de ses grands films, ce qui d’abord déconcerte, Passion est froid, sa photo est froide, moche, comme le monde qu'elle enregistre, comme ses femmes, incapables de nous séduire et encore moins de susciter la moindre sympathie. Mais il y a largement assez de cinéma pour le faire. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Snake eyes 1998 Brian De Palma

snake eyes

Un flic pourri assiste au meurtre d'un politicien pendant un match de boxe. Il va devoir remonter le fil d'une conspiration impliquant son meilleur ami et se positionner par rapport à sa moralité. Cesse d'être intéressant dès que Rick Santoro met la main sur Carlo Gugino, on se rend alors compte que le script est nul et que  de Palma filme cette deuxième partie sans inspiration. La fin est tellement mauvaise, Gary Sinise pas moins, raté en méchant sans intérêt. Mais voilà, même si le script ne vaut rien, la prmière partie est un festival de mise en scène où De Palma se lâche et montre ce qu'il sait faire de mieux. On reste la machoire béante devant ces onze premières minutes incroyables, et le vrai sujet sera de revenir dessus, de les décoder, de voir ce qu'elles nous montrent, ce qu'elle nous cachent, ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas. Et dès que Rick Santoro (quel nom à la con) a compris de quoi il retourne, a décrypté ces fameuses onze minutes, soit vers la moité du film, il n'y a plus rien à voir, à la limite on peut arrêter là. Une sacré dose de plaisir, uniquement dû à la mise en scène... sur la moitié. (vu en 2020)

8 juillet 2020

De retour à Noël (Back for Christmas) 1956

de retour a noel

Cet épisode des Alfred Hitchcock Présente est assez drôle, avec John Williams (Dial M for murder) understatment. Une bonne blague du Maître. (vu en 2020)

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8 juillet 2020

Le Cas de Mr Pelham (The Case of Mr. Pelham) 1955 Alfred Hitchcock

cas de mr pelham

Pas mal, pas plus, je veux dire, des histoire de doubles comme ça, on en a vu de plus excitantes non ? (vu en 2020)

8 juillet 2020

Les oiseaux (The Birds) 1963 Alfred Hitchcock

oiseaux

Un film découvert gamin. The Birds est assez extraordinaire, de par sa gratuité : les attaques des oiseaux ne seront jamais expliquées ou justifiées (ça aurait été forcément décevant), extraordinaire aussi de par son absence de musique, remplacée par les cris des oiseaux (c’est pas mignon finalement) et les râles d’agonie de Tippi Hedren alors qu’elle manque d’y passer (les oiseaux l’attaquent en silence, c’est du génie). Extraordinaire enfin pour les milles autres choses remarquables qu’on peut y voir, par exemple le suspens qui naît là où on ne l’attend pas (l’approche de la maison à la barque). Et ces oiseaux alors ? Tu me disais qu’il te faut une explication pour être satisfaite, eh bien tout le monde y va de sa théorie. J’ai entendu quelqu’un dire que c’est le parfum de Tippi qui les rendait mabouls, c’est joli. Quand à moi, ça me parait clair : Tippi est l’élément déclencheur, évidemment, et les oiseaux sont la manifestation de l’angoisse de Lydia de perdre son fils, séduit et volé par une autre femme. Vu comme ça, le film devient même une comédie (il n’est d’ailleurs pas dépourvu d’humour, la longue scène dans le restaurant), il faut voir la pauvre Tippi complètement amochée, soutenue par Lydia et son fils : elle en aura bavée pour avoir le droit d’être aimée par le Mitch ! Un sommet de la filmo d’Hitch et un énorme plaisir.

8 juillet 2020

First Love, le dernier Yakuza (Hatsukoi) 2019 Takashi Miike

first love

Mêle d’une façon décomplexée une rencontre amoureuse très pudique et des yakuzas qui se découpent les uns les autres dans des scènes goresque, dans un récit qui ne s’embarrasse pas d’être pris au sérieux. Bien bien, ceci dit ne me donne pas tout à fait ce qu’il me promet, j’aurai aimé faire un bout de chemin avec certains de ces yakuzas, certains mafieux chinois, cette tueuse férue de confucianisme ou la copine qui pête les plombs, mais ils sont rapidement réduit à de la chair à pistolet alors qu’on a à peine fait leur connaissance. Bref tout est très vite survolé, mais après tout je me plains souvent que les films actuels sont trop longs, jamais content… Ah, beaucoup aimé ces quartiers tokyoïtes décidément très cinégéniques. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Ran 1985 Akira Kurosawa

ran

Après Kagemusha, j’avoue que j’abordai celui-là avec un enthousiasme un peu tiède. J’avais bien tort, Ran est à ranger parmis les - nombreuses - réussites d’AK. Il faut lui reconnaître une évolution constante et un engagement total dans chaque film. Il y a quelque chose du Château de l’Araignée là-dedans, avec son lot d’images saisissantes, inoubliables, sans surnaturel cette fois, la folie des hommes se suffisant à elle-même pour créer cette ambiance effroyable. Ran est une peinture traditionnelle japonaise, précieuse, délicate, harmonieuse, mesurée, nature tranquille, beaux intérieurs, vêtements chatoyants, bien vite mise à mal, lacérée (la scène où Lady Kaede déchire son kimono àcoup de sabre contient tout le film), brûlée, réduite en cendre par les passions humaines. L’attaque du château au milieu du film est juste incroyable, sans aucun doute parmis ce que Kuro à fait de plus impressionnant. Tatsuya Nakadai est en bonne place pour être le plus grand acteur japonais derrière Toshiro Mifune, Mieko Yamada, qui rappelle forcément Isuzu Yamada, est carrément terrifiante. C’est tout Kuro, l’âme la plus noire révélée par l’absolue beauté de la forme. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Hunger Games: la révolte - partie 1 (The Hunger Games: Mockingjay - Part 1) Francis Lawrence

hunger games l'embrasement 1

Me vient à l’esprit que les Hunger Games prennent le relais des Harry Potter, dont les fans ont grandi, et applique peu ou prou la même recette, des films pour ados dont seule la longueur est déraisonnable. (vu en 2020)

8 juillet 2020

L'Impasse (Carlito's Way) 1993 Brian De Palma

impasse

Je vendrais mon âme, ou celle de n'importe qui, au grand fourchu pour regarder de nouveau ce final complètement fou, un moment de pur extase comme on en voit peu. Bon mais le film dans son entier reste un grand moment de plaisir, même si ce genre d’histoire de gangster repenti a déjà été tellement vu, De Palma arrive encore à le faire sans que ça sente le réchauffé, par sa superbe mise en scène, par son scénario, de l’orfèvrerie ! Même si les scènes sentimentales entre Al Pacino et Penelope Ann Miller sont très moyennes (pour rester gentil), mais bon, ça n’a jamais été son point fort, je n’arrive pas à me rappeler une seule scène d’amour sincère qui tienne le coup dans sa filmo. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Psychose (Psycho) 1960 Alfred Hitchcock

psychose

Tuer l’héroïne au premier tiers, c’est du génie. Bon, je ne vais pas parler de la scène de la douche, d’autres s’en chargent bien mieux. Janet Leigh est très touchante, assaillie par les circonstances, on dirait que le monde entier lui en veut sournoisement. Comme le court “C’est Lui” le laissait entrevoir, Hitch renouvelle complètement son cinéma, sa vision de l’amérique, et colle à son époque, il n’y a plus rien de glamour dans Psycho, plus de familles modèles, le mal n’y est pas séducteur mais juste commun, presque banal. Le monde dans Psycho est froid, triste, les gens y sont seuls, désabusés, même Norman Bates y apparaît comme une victime. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Kagemusha, l'ombre du guerrier (Kagemusha) 1980 Akira Kurosawa

kagemusha

Kagemusha est plutôt bien considéré et on peut voir pourquoi, il y a indéniablement de la puissance visuelle dans ces compositions qui alternent discussions en intérieurs et grands mouvements de troupes. N'empêche que derrière l'évidente beauté de la chose, la gestion de l'espace, le soin apporté aux costumes, j'y ai senti un film un peu stérile, dirais-je. En d'autres termes, je m'y suis parfois un peu emmerdé. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Sueurs froides (Vertigo) 1958 Alfred Hitchcock

sueurs froides

Encore une fois, un film tellement commenté, qu'est-ce que je peux en dire, moi misérable que je suis. C'est un thriller, non, plutôt une histoire d'amour, James Stewart y est deux fois amoureux d'une femme qui n'existe pas, qui meurent deux fois sous ses yeux. On peut rêver à ce que ça aurait donné avec Grace Kelly, cependant Kim Novak y est très bien. Stewart lui est excellent, comme toujours chez Hitch. C'est scénaristiquement, plastiquement, cinématographiquement splendide, audacieux, vertigineux, morbide, macabrement romantique, et surement encore beaucoup d'autres choses. La musique d'Hermann est assez géniale. Hitch disait que c'est l'histoire d'un homme qui veut coucher avec un cadavre. Sacré Hitch. (vu en 2020)

8 juillet 2020

Hunger games: l'embrasement (The Hunger games: catching fire) 2013 Francis Lawrence

hunger games l'embrasement

La bonne nouvelle, c'est que Gary Ross cède la place au plus posé Francis Lawrence. Et on y voit Jena Malone. A part ça, c'est toujours aussi longuet, la partie battle est même moins intéressanre. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Hunger games (The Hunger games) 2012

hunger games

Katniss participe aux hunger games, compétition de téléréalité où des ados de différents district s’affrontent à mort. Il y avait sans doute du potentiel dans cette histoire qui mêle Battle Royale et Rollerball. Passons sur ce look SF moche qui fait rigoler, pas grave, sur le fait que le film aurait gagné à être ramassé sur 1h45 (cette manie de tout étirer…), ce qui est possible si on enlève toutes ces scènes surlignées sensées émouvoir, sur les nombreuses invraisemblances du script (qu’on pardonnerait si le film était bon). Mais ne passons pas sur le gars Gary Ross, qui a zéro idée de mise en scène, qui ne sait pas quoi mettre dans son cadre et filme tout au petit bonheur caméra à l’épaule, t’inquiète on verra bien au montage, sauf que ça ne marche pas, cette succession de plans aléatoires de deux secondes maximum, c’est illisible, fatiguant, et n’a de sens que de démontrer l’incompétence du mec. Et il nous sert ça pour les scènes dialoguées, les scènes d’action, et tout ce qu’il y a entre. Le gars n’a rien à dire, et le dit avec force violon , en plus. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Le Faux coupable (The Wrong man) 1956 Alfred Hitchcock

faux coupable

Many Balestrero est accusé à tort de vol  à main armée. The Wrong Man est inattaquable dans la forme, précis, clair, au scalpel. Si Hitch se targue de filmer des tranches de gâteau, celui-ci fait exception, ça ne rigole pas, il s'en tient au faits avec une précision documentaire, c'est sec comme un article de presse. Inattaquable dans la forme disais-je, pas séduisant pour un sou, un film qui ne fait rien pour être aimé (sauf la musique jazzy d'Hermann), une espèce d'Hitch movie sans l'assaisonnement Hitchcockien. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Dersou Ouzala (Dersu Uzala) 1975 Akira Kurosawa

dersou ouzala

Un militaire russe et sa troupe font des relevés topographique dans une région sauvage, ils se lient d'amitié avec un chasseur local qui vit en communion avec la nature. Celui là est magnifique, on y sent la recherche, le souci de la bonne distance, par rapport à son sujet, par rapport à ses personnages. Je n'ai pas remarqué un seul gros plan, AK prend soin d'inscrire ses protagonistes dans leur environnement (je ne me souviens pas d'une forêt aussi bien filmée, aussi bien observée), les filme avec pudeur, respect et humilité. La maîtrise est toujours là, voir cette scène de tempête réellement effrayante. C'est bien sûr le film le plus naturaliste d'AK, qui trouve dans cette forêt tout ce qui lui faut, ne recourant que rarement à la musique. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Accident (Breakdown ) 1955

accident

Un mec ne croyant que peu aux vertues de la tolérance se retrouve paralysé derrière son volant après un accident. Impuissant, il ne peut que regarder les gens qui s'agitent autour de lui, le croyant mort. Ces petites histoires fonctionnent comme des nouvelles, avec une idée qui claque et une fin qui vient donner tout son intérêt à la chose. Celle-ci est très bien, et permet à Hitch d'expérimenter un certain type de narration puisque l'histoire est vue par un type qui ne peut absolument pas bouger. avec Joseph Cotten. (vu en 2020)

7 juillet 2020

C'est lui (Revenge) 1955 Alfred Hitchcock

c'est lui

Allez, c'est pas captivant, le principal intérêt étant d'y voir Very Miles avant Psychose, et de voir Hitchcock s'emparer de son époque. (vu en 2020)

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