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La Diablesse aux 1000 Visages

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7 juillet 2020

Mais qui a tué Harry ? (The Trouble with Harry) 1955 Alfred Hitchcock

mais qui a tué harry

Modeste et impeccable, plein d'esprit, Shirley MacLaine y est drôle, mutine, charmante quoi, elle se sert merveilleusement bien de son visage. Et c'est toute la malice d'Hitch de réaliser une comédie criminelle sans crime. (vu en 2020)

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7 juillet 2020

Ne croyez surtout pas que je hurle 2019 Frank Beauvais

ne croyez surtout pas

C'est un rêve de spectateur : faire quelque chose, un film, à partir d'extraits des films qu'on enquille jours après jours. Devenir spectateur actif en quelque sorte. Pari tenu ici, grâce à deux bonnes idées : d'abord choisir des extraits inidentifiables, excluant visages d'acteurs ou scènes connus, et en greffant là-dessus un texte intime, à savoir le récit de la dépression du réalisateur. Ça pourrait être un autre texte, d'autres extraits, que ça n'aurait pas été vraiment différent, n'empêche que ça marche : ces images, vidées de leur identité, acquérant une seconde vie, en echo à ces mots de Beauvais, créent une drôle de poésie. Le texte est parfois agaçant, rejoignant ce qu'il dénonce, mais sincère.

7 juillet 2020

Ghost world 2001 Terry Zwigoff

ghost world

Adaptation exemplaire (la meilleure ?) d'un comics, Ghost World ne cache pas ses origines, gardant quelque chose des cases de Daniel Clowes (en y ajoutant la couleur, très réussies) ; la démarche et la gestuelle d'Enid et Rebecca, leurs traits, leur silhouette, mais aussi beaucoup de références à Robert Crumb, dont Zwigoff a consacrer un documentaire génial, Robert Crumb donc, dont on retrouve les manies voir même une ressemblance physique chez Seymour. C'est d'ailleurs Sophie Crumb qui signe les dessins du carnet de croquis d'Enid. Et sinon ? Bel équilibre entre humour, sensibilité et désespoir. La fin peut-être vu comme la rupture avec le monde de l'enfance, bien sûr, mais aussi, comme je l'avais lu à l'époque, comme le suicide d'Enid, bien vu. Un film chouchou. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Dodeskaden (Dodesukaden) 1970 Akira Kurosawa

dodeskaden

La rigueur géométrique des Kurosawa précédent laisse ici la place à une véritable explosion de couleurs digne du peintre qu'il était. On voit bien qu'il veut maîtriser chaque ton. Ses couleurs expriment le sens de la scène et ne s'embarrassent pas de réalisme. Ses images sont extrêmement stylisées, de plus en plus frappantes à mesure que s'écoule le film, à la lisère du fantastique (ces ciels de peintre, ces peaux grises, bleues, vertes) comme si l'horreur du nucléaire avait contaminé la réalité. Une fois de plus, il met en scène un monde de misère en vase clos, brosse le portrait de ces damnés, de leur condition, égraine leur petites histoires. C'est bien avec ce film, et non avec Barberousse comme je le pensais, qu'il réussit ce qu'il avait manqué dans Les Bas-fonds (oui j'ai été traumatisé...). Il mélange habilement des petites scènes qui font sourire avec le drame le plus sordide, ne cherchant bien entendu pas à émouvoir, mais à toucher juste, et on se dit que le coeur de l'homme est bien trouble. Dans ses premiers films, il y avait toujours quelqu'un pour sortir la tête de l'eau, et s'il est toujours présent ici, il ne fait plus la différence. Kuro n'est donc pas un humaniste mais un pessimiste, Dodeskaden apparaît comme son film son film le plus coloré et le plus noir, comme si seulement l'art lui permettait de trouver sa place dans ce monde. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Heat 1995 Michael Mann

heat

Après avoir vu Révélations et Heat, il me semble clair que Michael Mann est un styliste. Heat est un archétype de polar (gangsters très pros, flic pas moins, les pourris ont des sales gueules, les femmes sont divinement belles, l'histoire est cousue de fil blanc) et Man renouvelle ces poncifs par le style. Parmi les faiblesses, citons la romance de De Niro qu'on achèterais pas un balle, celle de Pacino, guère plus chère, le face à face tant attendu, assez décevant par ces dialogues peu inspirés (le vrai face à face a lieu pendant le casse avorté, chacun derrière ses intuitions et ses écrans vidéos). On comprend bien qu'ils devaient se rencontrer et qu'ils n'allaient pas se raconter leurs vacances, mais c'est quand même une scène qui devait donner et qui est foirée, je veux dire ; ce n'est pas celle que tu cites, tu ne vas pas enregistrer les dialogues pour les mettre dans une compile non ? A part ça, c'est minutieux, documenté, et le style est là : Los Angeles new look, plans au télé très coulé, musiquee planante, soleil froid (LA est souvent filmé dans une dominante chaude). La grosse scène vient au deux tiers, bien, très réussie elle, lisible, elle claque. Je me plaints pas mal mais je regarde ça assez content, c'est quand même pas dégueulasse. (vu en 2020)

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7 juillet 2020

La Main au collet (To catch a thief) 1955 Alfred Hitchcock

main au collet

Pas top, dénué de suspens, Cary Grant fait un peu pitié en retraité sur la côte d'azur (quelle dégaine ! On s'attend à voir surgir De Funes). Jolis paysages, jolis couleurs, mais bon... Allez, c'est pas déplaisant non plus, il y a Mme Feu sous la Glace (Grace Kelly), elle est même le seul intérêt du film : son baiser inattendu sur le seuil de sa chambre, l'escapade en voiture pied au plancher où elle domine voir terrifie son mâle, et la scène d'amour pendant les feux d'artifice, tellement suggestif que c'en est presque vulgaire. Presque. Sinon c'est assez décevant, je regrette d'avoir à le dire.  Cette débauche de couleurs (Elles sont assez moches ces nuits verdâtres) et de sexe (suggestif) sont assez De Palmesque, maintenant que j'y pense. (vu en 2020)

7 juillet 2020

The Deuce Saison 3

deuce

La dernière saison est très émouvante, et dans la continuité des précédentes. Cette façon de mêler les histoires de chacun, de garder ce même rythme quoi qu'il advienne (une conversation au bar ou un suicide dans une chambre d'hôtel sont amenés de la même façon), sans s'arrêter particulièrement sur les moments forts, ce respect pour le spectateur (pas des scène pour "l'acheter", pas de cliffhangers), cette qualité constante de production ou tout est traité avec la même attention, cette façon d'être pro sans que ça soit trop pro, chapeau, c'est excellent, immense, certainement une des meilleures séries de la décennie, en tout cas pour moi. Bon et ça raconte quoi ? Cette parenthèse entre l'ancien monde et le nôtre, et la naissance de la pornographie de masse. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Fenêtre sur cour (Rear window) 1954 Alfred Hitchcock

fenetre sur cour

C'est méga bien, c'est aussi le film le plus analysé, décortiqué, disséqué, interprété de l'Histoire, qui a donné lieu à tant de textes passionnants, que veux-tu que je dise, moi ? Du coup je suis sans mots. J'aime ce film depuis que je suis gamin, même si je n'y voyais bien sûr pas toutes ses lectures, sa symbolique (même maintenant, bref...), mais c'est le propre des grands réalisateurs, de faire des films divertissant et savant à la fois, n'est-ce pas ? Bref, à la revoyure, j'ai été surpris par ce plan de l'hélicoptère (j'ai rêvé ?), j'ai aimé cette lecture du mariage, et le fait que James Stewart ne tombe amoureux de Grace Kelly que quand elle passe de l'autre coté, qu'elle devient inaccessible, qu'il peut enfin l'observer avec ses jumelles, comme s'il ne la voyait pas avant ça. Le plan sur ses mains, quand elle montre la bague à son doigt, est magique. On y voit aussi un échange de baiser torride, et je ne me rappelais pas cette touchante tirade de la maîtresse du petit chien. Voilà. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Révélations (The Insider) 1999 Michael Mann

révélations

C'est bien la forme d'un film dossier, d'un de ces films où une poignée de personnes s'attaquent à bien plus gros que soit, avec moult menaces et intimidations etc. Il faut bien avouer qu'on n'y apprend pas grand chose (fumer tue, les chaînes TV sont des vendues, sans blagues ?), mais c'est pourtant passionnant, tant le style nous vend l'histoire. On est de suite captivé par ces plans majoritairement au télé, très mobiles, extrêmement élégants, par ce montage qui crée un flux hypnotique d'images et de nappes de sons, par cette caméra attentive qui colle aux visages. Bon, je calme ma joie et constate que Pacino fait un peu trop son numéro, même si on l'aime bien, que les petites victoires avec la musique qui va bien sont un peu clichées. Russel Crowe par contre est très bon, il arrive à nous mettre dans sa poche avec un perso pas vraiment sympa, faut dire que les galères qui lui tombent dessus force l'empathie. Et puis c'est toujours un plaisir de voir ces putains de grandes compagnies vaciller. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Barberousse (Akahige) 1965 Akira Kurosawa

barberousee bw

AK a la patate et j'avais bien tort de me méfier de celui-là, mais il est vrai que ses adaptations d'auteurs russes ne m'avaient guère emballées jusqu'alors. Toujours en écran large, il tire le maximum de ses décors finalement assez dépouillés (une tendance qui s'affirme de films en films) et compose des plans à la géométrie imparable. Pas près d'oublier la scène de la mante religieuse, à l'atmosphère surnaturelle, où l'on est aussi hypnotisé que sa proie, ou ce plan magnifique où des couvertures mises à sécher compose un labyrinthe, permettant à des témoins (et nous) de voir cette fillette retrouver son humanité dans une scène pudique et bouleversante. Cette même fillette est inoubliable quand elle envoie valdinguer le bol du bon médecin. La star, évidemment, c'est boss Mifune, en médecin mal dégrossi. Un roc ! Suffit qu'il ouvre la bouche et plus personne n'a rien à dire ! C'est leur dernier film ensemble et on peut dire que Toshiro y a incarné parmi les plus inoubliable des personnages. (vu en 2020)

7 juillet 2020

Joker 2019 Todd Phillips

Joker

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous, ceux qui portent ce film aux nues ? Film de l'année, etc., faut pas exagérer. C'est sûr que Joaquim Phoenix est en pleine performance (le vilain mot), en orbite pour l'oscar. Passe encore, mais le reste est faiblard, ça traine, les plans durent trop, histoire de faire plus auteur, les décors sont un peu TROP années 70, regarde un peu ceux de The Deuce, pas besoin de rappeler à chaque plan : eh mec, c'est les 70s, ça le fait trop einh ? Et pourquoi les 70s, pourquoi pas maintenant ? Et ces références à Scorsese, ça rime à quoi ? A s'acheter un ticket pour les tops de fin d'années ? Bref, trop de références , comme pour s'acheter une légitimité. A part ça, dès la première minute, on comprend ce qui va suivre, et ça arrive effectivement, bien surligné, c'est pas finaud. Et donc le Joker, c'est finalement un brave petit gars, c'est la société qu'en a fait ce qu'il est, c'est pas sa faute. D'ailleurs il ne zigouille que des méchants, le seul meurtre injustifiable est hors champs, et ne se produit peut-être même pas. Tout ça est donc bien moral. On en viendrait presque à le plaindre. Et pis le film inclus sa propre analyse, me dit quoi penser, et ça me plait pas. (vu en 2020)

21 juin 2020

Le Crime était presque parfait (Dial M for murder) 1954 Alfred Hitchcock

crime etait presque parfait

Même "à plat", c'est une succulente friandise, une délicieuse "chamber piece", on jubile de la même façon que pour Rope. Le propos est aussi noire que l'éxécution est légère et simple, du moins en apparence. Une adaptation exemplaire d'une pièce de théatre. (vu en 2020)

21 juin 2020

La Loi du silence (I Confess) 1953 Alfred Hitchcock

loi du silence

Celui-là est assez innatendu, se déroulant au Quebec (!) dans l'ombre sinistre d'imposantes églises, catholiques (!!), à peu près dénué de virtuosité, d'humour, de spirit. Tout ça pour dire que ça ne signifie pas que ce soit mauvais, loin de là. Le mari (Roger Dann), qu'on voit peu, a une attitude exemplaire dis-donc. (vu en 2020)

21 juin 2020

L'inconnu du nord-express (Strangers on a train) 1951 Alfred Hitchcock

Inconnu du nord-express

Ce film est méchant, vilain, vicieux, qu'on en juge : Miram est vénale, d'une sensualité vulgaire qui ne s'en cache pas (faut la voir déguster sa glace quand elle se rend compte que Bruno la reluque). Quand on la voit se faire étrangler (magnifique scène de meurtre, dans un parc d'attraction qui plus est, le meurtre est un jeu, un spectacle), on a l'impression qu'elle l'a bien cherché. Et on voit bien que c'est le bad guy qui intéresse Hitch, il est complètement siphoné du bocal, fascinant, puissant, alors que les gentils de l'histoire sont bien ternes, et attire peu la symphatie. D'ailleurs Guy n'est pas tout net, Bruno est que la projection de ses désirs refoulés. Il n'y a que Barbara (Patricia Hitchcock) qui remonte le niveau de ce milieu bourgeois (tennis et réception...), qui amène de l'esprit. Nasty. (vu en 2020)

21 juin 2020

Entre le ciel et l'enfer (Tengoku to jigoku) 1963 Akira Kurosawa

entre le ciel et l'enfer

Décidemment Kuro aligne les grands films depuis les années 50. Il structure celui-là en trois actes distincts : d'abord le huis-clos, puis le "police procédural", enchaîne avec une plongée expressioniste dans les bas-fonds de Tokyo, avant de conclure avec un final qui te la coupe, littéralement. Ciel et enfer, riches et pauvres, quartiers huppés et taudis, cupidété et moralité, conscience et folie, irréconciliables, inséparables. Toujours aussi clair et solide, un style qu'il semble maitriser au plus haut point maintenant, relevé par la musique géniale de Masaru Sato. C'est très fort, parce que sur le papier, il n'y a rien de bien excitant, et c'est tout le savoir faire du Kuro d'en tirer un film tendu, implaccable et haletant. (vu en 2020)

21 juin 2020

L'Éffrontée 1985 Claude Miller

éffrontée

C'est simple et ça sonne juste, les larmes me montent aux yeux plus d'une fois face à Charlotte Gainsbourg. Ce père bourru au grand coeur, ce patelin entre Thonon et Evian, région de mon enfance, me remuent pas mal. (vu en 2020)

18 juin 2020

Le Grand alibi Stage Fright 1950 Alfred Hitchcock

grand alibi

Il y a les grands films d'Hitch, et il y a ces petits où l'on trouve beaucoup à aimer : Marlène Dietrich (la classe, et des répliques qui tuent : "C'est très jolie, si on peut appeler jolie une robe de deuil. Y aurait-il moyen d'ouvrir le décolleté ?"), des beaux plans comme la porte d'entrée qui s'ouvre sur la robe ensanglanté, ou le regard angoissé de Jane Wyman qui pensent qu'elle va y passer, dont seuls les yeux émergent de l'ombre, le coup de la poupée, la vie comme représentation théatrale, et le théatre comme vie (un classique). Ce bon petit film rappelle sa période anglaise. (vu en 2020)

18 juin 2020

Lost in translation 2003 Sofia Coppola

lost in translation

Un dispositif léger, un Tokyo qui évite la visite touristique - heureusement - tout de stimuli pour la vue et l'ou!ie, Bill Murray pour la comédie, Scarlett Johannson pour le charme, une chouette bande son, tous les ingrédients sont là pour renouveler la comédie romantique. On plane avec ces persos jetlagués et détachés, même si tout n'est pas réussi, Murray cabotine un peu, certaines scènes sont foirées, en trop (la call girl), mais le charme opère à fond. C'est tout autant un reportage sur ces deux stars, assayant le statut d'ìcone de l'un et observant l'autre le devenir. (vu en 2020)

16 juin 2020

Les Salauds dorment en paix (Warui yatsu hodo yoku nemuru) 1960 Akira Kurosawa

salauds dorment en paix

Toujours aimé ces films de gangsters où, plutôt que la mafia, les gangs de blacks ou de latinos, les ordures sont les cols blancs des grandes compagnies ou des fonctionnaires. Corruption, meurtre, vengeance et Toshiro Mifune tiré à quatres épingles dans son costume trop étriqué pour contenir sa formidable présence (on dirait que sa chemise va se déchirer quand il s'énerve). Kuro est maître de son art, impeccable, solide, dynamique, à l'aise avec ces mecs en costumes et les lignes droites de leurs bureaux, les tatamis et les volets de papiers de leurs belles demeures. Ça finit pas bien, of course. (vu en 2020)

16 juin 2020

Les Amants du capricorne (Under capricorn) 1949 Alfred Hitchcock

amants du capricorne

J'avoue, je confesse mon appréhension avant d'envoyer celui-là ; Hitch et les films en costumes n'ayant rien donné de bon jusqu'alors. Eh be je me suis fais cueillir par ce superbe drame romantique. Ça commence mollement puis l'attention est captivée dès la rencontre avec Joseph Cotten, puis ça devient peu à peu irrésistible. C'est d'un romantisme mortifère (les pastels relevés de couleurs claquantes de Jack Cardiff servant bien la chose), on sent une odeur de putréfaction derrière les rideaux. Quand apparaît Ingrid Bergman, on comprend que ça va forcément mal tourner. Quelques détails incongrus mettent la puce à l'oreille : le personnel de cuisine se fait fouetter par la gouvernante (dans une belle scène voyeuriste qui a du plaire à De Palma), l'air perdu et les pied nus d'Ingrid pendant la réception, la tête réduite, et bien sûr cette gouvernante, digne cousine de Mme Danvers. Celle-ci est carrément flippante dans une scène très hitchcockienne qui marque. On sent mariner les les sentiments et les passions inavouables de ces personnages tourmentés, magnifiés par de somptueux longs plans très mobiles, le must étant cette scène ou Ingrid confesse son passé à son cousin, tournant autour de lui, changeant dix milles fois d'expression. Encore un très beau Hitch, plus concentré sur le suspens que sur les personnages, dont le romantisme morbide annonce Vertigo. (vu en 2020)

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