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La Diablesse aux 1000 Visages

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25 avril 2020

Raining in the mountain (Kong shan ling yu) 1979 King Hu

raining in the mountain

Je suis très attaché à ce film. C'est un faux films de kung-fu, même si on a droit à quelques affrontements, ce n'est pas la technique ou l'impact qui compte, les combats s'apparentent plus à une danse. Ici, tout est mouvement, il faut bouger tout le temps, le film est fait d'incessants louvoiements dans l'enceinte d'un temple, il importe de toujours se mouvoir pour rester invisible, pour masquer ses intentions, pour voir sans être vu, pour arriver à ses fins. Il faut bouger pour être, (seul la voie du bouddha permet de transcender ce fait, de se tenir dans l'immobilité). Comme une comédie musicale, la caméra danse avec que les personnages, le film n'est que chorégraphie, que pure grâce cinétique débarassée du sens (je sens que je m'emballe). D'autre part, le propre du cinéma de King Hu, c'est cette alliance entre modernité cinématographique et cet ancrage dans les arts traditionels chinois. Et tout ça sans tomber dans l'esthétisme outrancié (Hero) ou l'art et essai pour festival qui légitimerait la chose aux yeux de ceux qui ne goûte guère le cinéma de genre : on est dans un vrai film de divertissement cent pour cent chinois, avec ses personnages typique et sa musique casse bonbon à la longue (j'avoue). Très content de revoir ce beau film avec la belle Hsu Feng. (vu en 2020)

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25 avril 2020

La Taverne de la Jamaïque (Jamaica Inn) 1939 Alfred Hitchcock

taverne de la jamaïque

Ouais, plus un film de Charles Laughton (impressionnant d'ailleurs) que d'Hitch. Pô grand chose d'intéressant, on retient une poignée de jolis plans sur Maureen O'Hara tentant d'allumer le... truc là, pour guider les bâteaux. Sinon bôf... (vu en 2020)

25 avril 2020

Sierra torride (Two mules for Sister Sara) 1970 Don Siegel

sierra torride

Bien agéable western ma foi, dans le style dynamique de Don Siegel. On voit que Leone est passé par là. L'histoire n'appelle pas beaucoup de commentaires, ça fonctionne sur l'inusable duo mal assorti (Shirley McLaine en nonne portée sur la bouteille, Clint en... Clint). La musique de Morriconne est top. Les meilleurs moments sont ceux où ce drôle de couple se découvre, se jauge, s'apprivoise, au gré de multiples péripéties. La fussillade de la fin est règlementaire, c'est dur de faire une scène de fusillade intéressante, il faut que ce soit chorégraphié, que ce soit une danse (Peckinpah, Woo...), sinon bof quoi. On apprend à la fin que Shirley est une prostituée (on s'en doutait tout du long), eh ben elle est mieux en nonne. (vu en 2020)

25 avril 2020

Quand les aigles attaquent (Where eagles dare) 1968 Brian G. Hutton

quand les aigles attaquent

Même recette que De l'Or pour les Braves, à savoir un petit film d'action étiré en grand spectacle, avec quelques stars et du décor naturel. Eastwood est discret, c'est Richard Burton la star, en vrai mec froid, viril, imperturbable, même sur le toit d'un téléphérique quand un mec veut lui planter un piolet dans l'oeil. C'est plaisant...par moment, mais c'est trop long et monocorde, sans moment de tension et de détente, sans évolution, sans grain de sable qui viendrait gripper la mécanique, sans éléments qui la relancerait. Du coup on commence à compter les nombreux faux raccord de la photo et on se félicite de tenir jusqu'au bout vaille que vaille. On y voit de bien jolies montagnes, Eastwood et Burton sont beaux comme des camions dans leur uniformes allemands, et on se dit que les mecs de l'état-major qui ont imaginé ce plan, ainsi que ceux qui y ont cru, lisent trop de romans, enfin on remarque que ce film a dû inspirer Tarantino pour son Inglorious Basterds. (vu en 2020)

25 avril 2020

Une Femme disparait (The Lady vanishes) 1938 Alfred Hitchcock

femme disparait2

Pendant la première demi-heure, on ne sait pas encore ce que l'on est en train de regarder, mais c'est délicieux. Puis on entre dans un autre film, le suspens apparait, la réalité se dérobe, il s'agit de trouver le "truc" qui permet de saisir ce qu'il s'est passé (je pense aux films de Dario Argento là). C'est la meilleur partie du film, parsemée d'indices qu'ilfaut trouver, et qui donne cette scène étonnante et révélatrice parmis les accessoires du prestidigitateur.La dernière partie est une histoire d'espion (c'était donc ça). A l'arrivée on a un film très riche : le beau couple Margaret Lockwood et Michael Redgrave, Basil Radford et Nauton Wayne pour la partie rigolade (l'autre couple du film...), une coquine scène de gambettes, un voyage en train magique, un commentaire sur le marriage, une fussillade en règle, bref, charme, comédie, mystère, suspens et action, une réussite. (vu en 2020)

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25 avril 2020

Jeune et innocent (Young and innocent) 1937 Alfred Hitchcock

jeune et innocent

Chouette film, on retiendra ce couple plein de charme, l'accident de voiture dans la mine, et bien sûr le magnifique travelling depuis le plafond de l'hôtel, balayant le lobby, puis le restaurant, terminant en gros plan sur le cligement d'oeil du tueur, et toujours cette touche mélant comédie, badinage, suspense et drame. (2020)

24 avril 2020

Boulevard de la mort (Death proof) 2007 Quentin Tarantino

boulevard de la mort

Pas de big histoire ici, on peut résumer le film en dix secondes : des nanas dans des bars, des restos, des bagnoles, qui causent sans arrêt, un cascadeur serial killer, et deux scènes de bagnoles. C'est mince einh ? Oui mais c'est un délice de chaque instant. C'est filmé avec une attention maniaque, un plaisir contagieux. Manifestement le Quentin aime ces filles qui se balance des répliques de camioneurs. Il existe un mot pour parler de virilité féminine ? Boulevard... s'inscrit dans la descendance de ces films de strong women (Russ meyer, ceux avec Meiko Kaji...) et (j'ose) est un grand film sur le féminin. Il peut-être facile de le sous-estimer dans la filmographie du bonhomme, c'est à mon avis un de ses meilleurs ; disons que c'est un bon prétendant pour être numéro deux derrière Jackie Brown. (vu en 2020)

21 avril 2020

Amadeus 1984 Milos Forman

amadeus

Voilà le film à oscar typique. Franchement, si on enlève la musique qui, ma foi, emporte la scène avec elle, il ne reste pas grand chose. Milos Forman se contente d'illustrer son scénario, ça tire en longueur et c'est bien convenu (j'allais dire académique mais c'est bien trop gentil) pour un film qui, justement, prend le parti de s'éloigner de l'Histoire et fait de Mozart une rock star capricieuse (Tom Hulce gave vite avec ses rires et son jeu grimaçant). Ce que je veux dire, c'est qu'il y a un malentendu avec ce film : ce serait l'histoire de Niccolò Paganini, tout le monde s'en foutrait, mais c'est Mozart, et tout le monde applaudi. Comme dit Brialy dans L'Effrontée, tout le monde veut voir la star, mais la musique, ils s'en foutent. Bref c'est un peu de l'escroquerie. (vu en 2020)

19 avril 2020

Mauvais sang 1986 Leos Carax

mauvais sang

Dieu que j’ai aimé ce film en son temps, jalon cinéphilique et révélation esthétique. Il faut voir ce film quand on est jeune, encore cinématographiquement puceau, pour en être vraiment touché. Je me rappelle un grand con qui me disait que c’était de la merde, que Brazil ça c’était du cinéma, le pauvre. On dit que c’est le film des années 80, moi je trouve que ça n’est pas un film de son époque mais un film qui refuse son époque, d’un romantisme qui vient de plus loin que ces années-là. Les bessoneries et beineixeries de la même époque sont les vrais films de ces années là, et sont irregardables aujourd’hui, mais Mauvais Sang est encore plus beau trente ans après. (vu en 2017/18)

19 avril 2020

Matrix (The Matrix) 1999 Lana & Lilly Wachowski

matrix

J'aime bien Matrix. (vu en 2017/18)

19 avril 2020

It follows 2014 David Robert Mitchell

it follows

It follows a une belle façon de raconter son histoire en ignorant tout ce qui a été fait dans l’horreur ces trente dernières années. Les panoramiques sur ces banlieues chères au cinéma américain, jadis prospères et emblématiques de l’american way of life, maintenant dans un état de désolation avancée, ne manquent pas de style. Le film a le bon goût de ne pas donner d’explication quant au phénomène qu’il met en scène. On pense à Spielberg (les banlieues, l’absence des adultes dans le champ) et à Carpenter pour l’espace, la musique, la représentation du mal. (vu en 2017-18)

19 avril 2020

Insiang 1976 Lino Brocka

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Ça c'est une découverte, on se dit que Lino Brocka a tout, tout simplement. Une histoire noire contée avec dans des couleurs incroyables, un drame social trempé dans le rape and revenge, la beauté et la souillure, la belle et la bête. Superbe Hilda Koronel. (vu en 2017-18)

19 avril 2020

Mission: Impossible 2 2000 John Woo

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L'antithèse du premier : kitsh, pompier et assez con. Après Ethan Hunt en danger et vulnérable, place à Tom Cruise tout puissant. (vu en 2017/18)

19 avril 2020

Ocean's 13 (Ocean's Thirteen) 2007 Steven Soderbergh

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Comme le 11, l'enjeu amoureux en moins, non ? (vu en 2017-18)

19 avril 2020

Phantasm 1979 Don Coscarelli

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Voilà un film tenu en haute estime par les connaisseurs. Qu’on vienne me dire ce qu’il y a de bon là-dedans ! Peut-être que si on se foutait un peu moins des personnages, que le méchant n’était pas si ringard, que l’histoire voulait dire quelque chose, que l’ambiance n’y était pas aussi morne, alors peut-être… (vu en 2017/2018)

19 avril 2020

Premier contact (Arrival) 2016 Denis Villeneuve

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Une SF “adulte”, des gentils aliens q2ui nou veulent du bien, de méchants chinois, mouais… (vu en 2017/2018)

19 avril 2020

Prozac nation 2001 Erik Skjoldbjærg

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On se fout complètement des problèmes de Christina Ricci. (vu en 2017/18)

19 avril 2020

Red eye 2005 Wes Craven

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Pas grand chose à dire sur Red Eye, c’est très chouette tant qu’on est dans l’avion, et complètement débile dès qu’on en sort. Le tour de force aurait été d’y rester. (vu en 2017/18)

19 avril 2020

Rock academy (School of rock) 2003 Richard Linklater

Ce film m’a toujours épaté, ça aurait pu être assez moyen (c’est pas facile de faire un film avec des gamins), ça aurait pu être un film familial que les adultes regardent en dormant, et c’est une des meilleures comédies que je connaisse. Les gosses y sont très bons, je crois que Linklater, qui s’est beaucoup intéressé aux ados dans ses films précédents, sait vraiment s’y prendre avec eux. Film atypique dans sa carrière (commande ? On est loin de ses films indé), mais cependant excellemment troussé, j’avoue qu’il m'émeut plus, qu’il m'atteint à l’estomac, et m’emmerde moins que Boyhood. (Vu en 2017/18)

19 avril 2020

Scoop 2006 Woody Allen

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Ça se regarde même si c’est un Allen mineur, plus souvent lourd que drôle donc, car il sait filmer les femmes, même quand elles n'y sont pas très bonne. Quant à lui, il s’y agite beaucoup, en vain. (vu en 2017/18)

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