Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La Diablesse aux 1000 Visages

Publicité
Publicité
16 juin 2020

Big man Japan (dai-nihonjin) 2007 Hiroshi Matsumoto

big man japan

Le "pitch" est suffisamment drôle : un reportage sur un gars qui peut se transformer en "Big man Japan", soit un mec en slip de la taille d'un building, employé par le gouvernement pour protéger le Japon contre des monstres improbables (mon préféré : Evil Stare Monster"). Entre deux combats, un journaliste et un cameraman, toujours hors champs, suivent partout ce mec déprimé par son divorce, par son boulot, par les remarques blessantes de la population qui suivent ses interventions en mode téléréalité et qui le trouve ringard et démodé, par son agent qui loue des emplacements de son corps aux sponsors. C'est drôle et triste, loufoque, surréaliste, touchant. Hiroshi Matsumoto a l'air de faire son film dans son coin, en dehors de toute influence, avec soin et obstination. Ça fait du bien de savoir qu'un gars fait ce cinéma là. (vu en 2020)

Publicité
16 juin 2020

Sanjuro (Tsubaki Sanjuro) 1962 Akira Kurosawa

sanjuro

Kuro lâche du leste sur le fond mais pas sur la forme, son histoire de ronin bourru qui donne un coup de main à une bande de jeunes naifs en lutte contre un salaud de gouverneur et sa clique, ne sacrifie rien sur la mise en scène, plus claire, solide et lisible que jamais, et on regarde le tout avec un sourire grand comme ça sur la figure. Cette fois il réussit ses scènes de comédie (je pense à la forteresse cachée et aux deux paysans un peu lourds). La star c'est of course Toshiro-san, qui somnole, baille, se gratte partout, jure, mais il s'en fout, c'est lui le meilleur, question sabre et malice (il annonce les Zatoichi et Ogami Itto à venir), et c'est lui qui vient mettre du goût dans cette histoire à base de jolis jardin jardin japonais et de jeunes samourais trop lisses. Les combats aux sabres installent Kuro au firmament de la discipline. Il clot son film de bien belle maniüre : on croyait que c'était pour rire ? On n'y connait rien ! Le plan final, Sanjuro s'en allant, de dos, la caméra le suivant en plan serré, raccorde sur le plan d'ouverture de Yojimbo qui, bien que tourné avant, pourrait en être la suite directe. (vu en 2020)

6 juin 2020

Yojimbo (Yojinbo) 1961 Akira Kurosawa

yojimbo

Là encore, très étonné de découvrir ce film d'action de la part d'AK, qui arrive à renouveler son syle avec une belle vigueur. Mifune est délicieux en ronin cool et mal rasé,. Surtout, le film surprend par son défilé de gueules cassées, de saloparts hirsutes (quelque chose des monstres d'un cirque), par son ton irrévérencieux, son style impur, par cette greffe batarde et sacrilège du chambara et du western, les déopuillant de leur classicisme, les souillant d'une certaine impureté. Faut quand même reconnaître que Leone a quasiment tout pillé, tel un des persos du films. A noter la musique en rupture de Masaru Sato. (vu en 2020)

6 juin 2020

La Forteresse cachée (Kakushi-toride no san-akunin) 1958 Akira Kurosawa

forteresse cachée

Après Les Bas-fonds, tu m'étonnes qu'AK s'est dit que ça va comme ça, et qu'il ait voulu tourner un bon film d'aventure des familles, et accessoirement de faire un carton. Mission accomplie, c'est assez étonnant, surprenant même, de voir un film du Maestro en écran large (en Tohoscope), dont les habituels thèmes et préoccupation, s'ils ne sont pas absents, se font plus discrets et laisse la place au plaisir. On retrouve avec bonheur son solide sens formel, ses images qui claquent et un Toshiro Mifune en grande forme. Cette princesse graçonne et farouche (Misa Uehara) est aussi un superbe personnage, il faut la voir bridant le Toshiro. Le duel à la lance est un grand moment de plaisir (le clou du film). Les deux va-nu-pieds assure la couleur comique, légère, mais j'avoue que je les trouve un peu fatigants, ce qui prouve que la comédie n'est pas ce que Kuro maitrise le mieux. Mais c'est pas grave, c'est quand même super bien. (vu en 2020)

6 juin 2020

Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) 1991 Jonathan Demme

silence des agneaux

A force de le revoir, je me détourne de la "performance" d'Anthony Hopkins (l'arbre qui cache la forêt) et m'attarde sur cette amérique abandonnée du bon dieu, crasse, déprimante, filmée dans des tons vert moisis brun dégeulis, sur Clarisse, dont la tristesse l'emporte sur la peur et le dégoût, sur Clarisse encore dans cette cave, banale antichambre de l'enfer, le rythme cardiaque au maximum, le souufle court, tenant son revolver d'une main qui tremble beaucoup trop, alors que la bête, protégée par l'obscurité, l'observe, fascinée. (vu en 2020)

Publicité
6 juin 2020

Les Bas-fonds (Donzoko) 1957 Akira Kurosawa

bas-fonds

Il faut de l'abnégation pour arrive au bout de ce Kuro raté alors que l'on a les vitres à faire et les photos à trier. C'est l'adaptation d'une pièce de théatre russe et, à part la transposition au Japon, Kuro à du penser que la pièce se suffisait à elle-même, qu'il lui suffisait de la filmer telle quelle, je vois pas autre chose. Le film dure deux bonnes heures et pendant la première, ben on n'y voit guère plus qu'une bande de miséreux partageant une piaule sordide et s'envoyant des vacheries. Un prologue d'une heure en quelque sorte. Puis à la moitié, la logeuse laisse entendre à l'un d'eux, qui est aussi son amant, que s'il tuait son mari ça serait pas plus mal. Ah, enfin de l'enjeu, pense-t-on. Tu parles, il se passera pas grand chose jusqu'à la fin, qui verra le mari y avoir droit, dans une scène assez confuse. Puis un long épilogue, qui ressemble beaucoup au prologue. Ouf ! Il y a sans doute quelque chose qui m'échappe (la pièce raconterais la lutte révolutionnaire de ces crève-la-faim contre leurs propriétaires, bon...), n'empêche, c'est sans rythme, on cherche en vain le style du maître que l'on connait, mais il semble ici sans imagination. Même Toshiro Mifune est à l'étroit et a de la peine à imposer son personnage. Pénible. (vu en 2020)

19 mai 2020

Beasts clawing at straws (Beasts That Cling to the Straw) 2020 Yong-hoon Kim

beasts clawing at straws

Encore un de ces petits noirs coréens graphiquement très violent (on préfère fracasser les crânes à coups de bouteilles de champagne plutôt que de discuter, plus visuel) à l'humour à froid, qui est au pays du matin calme ce que la raclette est à la Suisse. C'est encore l'histoire archi rabattue d'un groupe de personnes qui s'entretuent pour un sac de pognon (un Vuitton, quand même). C'est pas spécialement le mieux écrit (beaucoup de choses un peu trop grosses, ou téléphonées) et le gars Kim ne donne pas dans la sobriété et ne parait pas un virtuose de la mise en scène non plus, juste pas malhabile on va dire pour être sympa. Ses plans sont plutôt sans goût, trop bariolés je trouve. En toute logique, on devrait trouver ça fatiguant, mais finalement je l'ai regardé sans déplaisir, faut dire qu'il n'y a pas de temps mort, que ça reste amusant et surtout qu'il y a l'extraordinaire Do-yeon Jeon. (vu en 2020)

19 mai 2020

La Corde (Rope) 1948 Alfred Hitchcock

corde

J'ai toujours follement adoré Rope. D'abord, contrairement a ce qu'on dit, il y a trois ou quatre cuts très visibles. Ça n'enlève rien à la brillance de la chose. On est suspendu à chaque mot, à chaque détails, tout au long des quatre-vingt minutes. On sait bien que ça va foirer, on sait que James Stewart (grandiose, à l'aise) a très tôt l'intuition de ce qui est arrivé et qu'il confondra ces meurtriers, on sait tout et pourtant la marmite bout inexorablement. L'absence de cuts ne veut pas dire absence de montage, ici remplacée par les mouvements d'appareil et les variations de valeurs de plan. Et le meurtre comme oeuvre d'art, y-a-t-il plus hitchcockien ? De plus il s'amuse bien, voir cette allusion à Notorious pendant la conversation entre James Stewart et Constance Collier. Sans problème dans le top du maître. Love ! (vu en 2020)

19 mai 2020

Matrix reloaded (The Matrix reloaded) 2003 Lana & Lilly Wachowski

matrix reloaded

J'aime beaucoup le premier Matrix. Les Wachowski n'avaient visiblement plus grand chose à dire, Reloaded apparait comme une boursouflure du premier. Toute la partie se passant à Zion est si ridicule. C'est fou, comment peut-on passer d'un blockbuster audacieux et excitant à cette chose ? (vu en 2020)

16 mai 2020

Le Procès Paradine (The Paradine Case) 1947 Alfred Hitchcock

Procès paradine

Gregory Peck n'est décidément pas à sa place chez Hitch, même s'il est mieux ici que dans Spellbound, il est quand même peu crédible. Le procès qui occupe la moitié du film est bien filmé et n'ennuie absolument jamais. La visite de la chambre d'Alida Valli rappelle Rebecca. Le concupiscent Charles Laughton est divinement odieux, le plan où il mate l'épaule nue d'Anne Tod laisse penser qu'il va la dévorer toute crue. L'arrivée d'Alida Valli en prison et son décoiffage ont quelque chose d'un viol. Bref, beaucoup de bonnes choses, comme dans tous les Hitch moyens, mais voilà le film ne laisse pas un grand souvenir, peut-être à cause du couple principal, pô tellement convaincant. (vu en 2020)

16 mai 2020

La Maison du Docteur Edwards (Spellbound) 1945 Alfred Hitchcock

maison du dr edwards

La belle Ingrid Bergman se paye un coup de foudre assez niais, en un plan très réussi. Puis elle a cette manière presque obscène de dire "pâté de foie". Le rêve désigné par Dali bien sûr, l'humour ("faîtes de beaux rêves, que nous analyserons au petit déjeuner"), le plan du pistolet, des portes qui s'ouvrent, la scène du rasoir (rappelant Soupçons, annonçant Norman Bates), il y a beaucoup de chouettes choses dans ce film loupé. Gregory Peck est bien trop benêt, (mais pourquoi tombe-t-elle pour lui ?), Ingrid est plus marrante que convaincante en femme froide et analytique soudainement amoureuse et passionnée, et tout ce micmac psy me paraît bien risible. Il semblait évident qu'Hitch s'en empare, mais allons, on n'y croit pas une seconde. (vu en 2020)

16 mai 2020

Les Enchaînés (Notorious) 1946 Alfred Hitchcock

enchainés

Devant cet indéboulonnable, on ne se sent pas le droit de faire la fine bouche. Je ne la fais d'ailleurs pas, j'ai aimé cette fiévreuse intensité, ce faux film d'espion mais vrai drame amoureux, ce très beau couple décidément parti du mauvais pied, lui cynique et malheureux, elle perdue et magnifiquement photographiée (quels baisers !). Hitch n'est pas spectaculaire, le film semble construit sur des éléments très simples, une femme, deux hommes, une clef menant à une bouteille de vin (il est d'ailleurs beaucoup question d'ivresse). C'est d'un romantisme moite et amer, fait des matins de gueule de bois. La mise en scène coule toute seule, l'histoire semble racontée en une suite de gros plan sur des visages. Ouais, c'était bien. (vu en 2020)

16 mai 2020

Proxima 2019 Alice Winocour

proxima

Ce n'est pas un film de SF mais on ne peut s'empêcher de le comparer aux récents Ad Astra, First Man ou Interstellar, qui eux aussi mêle le cosmos (le plus grand que soi) à l'intime. Le film convainc par sa simplicité : pas besoin de deuil, de la mort d'un proche, d'un œdipie compliqué, de catastrophe planétaire ni de FX chiadé, de spectaculaire et de surligné. On va dans l'espace, l'entrainement est ce qu'il est, on abandonne sa petite fille pour un an mais ça ira, voilà. (vu en 2020)

16 mai 2020

The Gentlemen 2019 Guy Ritchie

gentlemen

J'avoue que j'aime bien Snatch, ne t'en déplaise, pour son humour et sa galerie de gueules. "Guaille" Ritchie continue de développer sa mythologie du gangster british cool et sophistiqué, montrés ici avec un certain sérieux. C'est vrai que ces mafieux londoniens, finalement bourges et prétentieux, cabotinent et ne font plus rire mais invitent plutôt à se moquer d'eux (et ces fringues, merde !). Et cette façon de mise en abîme, caution intello que Ritchie revendique depuis longtemps, est assez bidon. Du toc. (vu en 2020)

15 mai 2020

Lifeboat 1944 Alfred Hitchcock

lifeboat

Un Hitch qui contente autant par sa gageure technique que par son contenu (comme Rope, donc). Très jolie ouverture - la cheminée d'un bateau qui disparait sous des flots bouillonants, puis la caméra qui s'en éloigne et qui cadre différents objets flottants à la surface, avant d'arriver au canot de sauvetage. Si c'est pas de la concision ! Les personnages sont caractérisés en un plan (les chaussures de Tallulah Bankhead). C'est une excellente idée d'avoir détourné le coté propagande en faisant de l'allemand un personnage supérieur. Un très bon Hitch donc, l'humanité n'en sort pas grandie. (vu en 2020)

15 mai 2020

Mission: impossible - Protocole fantôme (Mission: impossible - Ghost protocol) 2011 Brad Bird

mission impossible protocole fantome

Ce film est très fort : son scénario est bête à bouffer du foin (c'est pas croyable qu'on écrive encore des scripts comme ça), son méchant falot, ses héros de pacotilles, mais c'est super bien, grâce à sa succession de scènes d'action (le mouvement, l'essence du cinéma) absolument captivantes, excitantes, lisibles, qui s'enchaînent sans temps morts (à la hitch des 39 marches) pendant ... les trois premiers quarts (y'a une baisse de régime à la fin, faut le dire). Je pense que le gars Brad Bird, décidément doué, a dû lire le scénario, et se dire que tant pis, il va faire abstraction de ce flot continu d'imbécilités. Mission accompli, il y a quelque chose des scènes folles du cinéma muet et d'animation dans cette volonté de repousser les limites du spectacle. (vu en 2020)

15 mai 2020

Le Lac aux oies sauvages (Nan fang che zhan de ju hui) 2019 Yi'nan Diao

lac aux oies sauvages

Le film terminé, on se dit que l'on vient de voir un superbe objet formel, aucun doute là-dessus, mais est-ce un bon film ? C'est un polar noir passant de scènes violentes ä des moments suspendus, comme une alternance de plein et de vide. Quelques notes d'instruments traditionnels disséminés ici et là confirment que Yi'nan Diao ancre son film dans une esthétique chinoise classique, on serait donc dans un néo noir mêlant tradition et contemporanéité. Cette chine d'aujourd'hui (mais l'est-elle ?) apparaît cinégénique en diable. La violence éclate sèchement, les pièges des moments plus calmes, qui auraient pu être d'un romantisme déjà trop vu, sont déjoués (la scène du couple dans la barque, gulp). Franchement, difficile de résister à ces plans très esthétiques, à cette forme virtuose, sans gras, mais c'est vrai que parfois les personnages prennent un peu trop la pose, sont un peu trop au service de cette forme. Alors, un peu trop beau pour son propre bien ? Bah, chacun tranchera ; avec le recul je l'aime bien moi, le portrait de cette femme qui naviguant en eaux troubles. (vu en 2020)

12 mai 2020

L'Amie prodigieuse (L'Amica geniale) Saison 2

amica geniale s2

Ouais, partagé quand à la saison 1, la deux confirme qu'on est dans un traitement bien trop classique, flattant la nostalgie et appuyant un peu trop sur le mélo. Les deux actrices persistent dans ce jeu un peu raide. Giovanni Amura est pas mal dans le rôle de Stefano. (vu en 2020)

12 mai 2020

Magnum force 1973 Ted Post

magnum force

Ted Post reprend le thème de sa précédente réalisation pour Clint (Pendez-les haut et court ; une justice un chouïa expéditive dirons-nous). Après le saisissant premier volet des Dirty Harry, celui-ci apparaît est certes regardable mais déçoit. Harry Callahan à mis de l'eau dans son vin, et se voit bousculer par une nouvelle génération. L'idée de cette unité clandestine au sein de la police est bien jolie, mais le tout rappelle finalement plus un épisode de Starsky et Hutch (ça doit être David Soul). J'exagère ? On est quand même quelques crans au dessous de la radicalité du premier, sur le fond et surtout sur la forme. Hal Holbrook (le Lieutenant Briggs) est assez mal casté. (vu en 2020)

12 mai 2020

Bon voyage 1944 Alfred Hitchcock

bon voyage

Ce court est très hitchcockien, on y retrouve cette touche d'humour dans une histoire par ailleurs très noire. L'histoire est raconté deux fois, la deuxième changeant le sens de la première en faisant durer les plans. L'éxécution fourbe et cruelle de la jeune femme est très réussie. (vu en 2020)

Publicité
<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 > >>